«Il n’y a même pas 24 heures, j’ai gagné un tournoi» : Iga Swiatek à Cincinnati sur la lancée de son titre à Toronto
Iga Swiatek l'a maintes et maintes fois expliqué, le calendrier du circuit WTA est un tourbillon qui vous emporte et ne vous laisse aucun moment de répit. Elle l'a tellement dit, d'ailleurs, qu'elle préfère dés...
Iga Swiatek l'a maintes et maintes fois expliqué, le calendrier du circuit WTA est un tourbillon qui vous emporte et ne vous laisse aucun moment de répit. Elle l'a tellement dit, d'ailleurs, qu'elle préfère désormais éluder la question. « Je n'ai pas envie de me répéter sans cesse », explique-t-elle.
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Il n'empêche, la veille, elle remportait à Toronto son premier titre de la saison et la voilà quelques heures plus tard à Cincinnati, où elle est tenante du titre, face à une poignée de journalistes. Finalement, elle prend la chose avec humour. « C'est du rapide, ma dernière conférence était il n'y a même pas 12 heures. » Bien sûr, elle est contente d'être de retour dans ce stade où elle a désormais de si bons souvenirs. Bien sûr, elle n'a pas eu le temps de célébrer sa victoire canadienne.
« En fait, il n'y a qu'après les Grands Chelems qu'on peut vraiment en profiter, car, en général, tout le monde fait une pause après. Là, c'est quand même dingue. Il n'y a même pas 24 heures que j'ai gagné un tournoi et je suis dans un autre pays à parler avec vous, en me préparant pour un autre tournoi. » Mais elle ne se plaint pas pour autant et s'estime privilégiée.
« Si ma prise de parole a pu aider ne serait-ce qu'une personne qui se sent harcelée, alors tant mieux. »
Iga Swiatek
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Là où elle se montre plus affectée, c'est quand on revient sur ses déclarations, après son titre à Toronto, envers ceux qui doutaient d'elle et s'en donnaient à coeur joie sur les réseaux sociaux. Particulièrement en Pologne. « Ce serait une question intéressante à poser à un sociologue. Mais, honnêtement, ce n'est pas qu'en Pologne, il y a en a aussi beaucoup en Grande-Bretagne et dans d'autres pays. Et ces gens ne se concentrent pas seulement sur le tennis ou les sports individuels. Oui, il y a vraiment des avis assez compliqués, mais il faut faire avec. Mais le mois dernier, c'était chargé et toute mon équipe a dû y faire face. Mais je ne compte pas les laisser me déstabiliser et définir qui je suis. C'est le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, mais ça ne devrait pas être comme ça. Donc, à Toronto, j'ai saisi l'occasion d'en parler. Et si ça a pu aider ne serait-ce qu'une personne qui se sent harcelée, ou une jeune athlète, alors tant mieux. »
Gérer l'impossible enchaînement Toronto-Cincinnati-US Open
On en revient au tennis et la Polonaise convient que sa défaite prématurée à Wimbledon, au troisième tour, alors qu'elle était tenante du titre, n'a pas eu que des inconvénients. « J'ai eu du temps pour tout remettre à zéro et retrouver de la fraîcheur, essayer de nouvelles choses. Nous avons eu deux bonnes semaines de travail avant d'arriver à Toronto et ce fut la clé du résultat final. J'ai retrouvé de la patience dans le jeu et ça a payé. »
Maintenant, la voilà face au problème de tous les récents vainqueurs au Canada, femmes comme hommes, gérer son énergie alors qu'il faut enchaîner avec un deuxième 1000 avant de se diriger vers New York et l'US Open. « On verra bien. Il n'y a pas de mode d'emploi à suivre. Je compte sur mon équipe, ils savent ce qui est le meilleur pour moi. Mais il est certain que dans les jours à venir, je vais privilégier la récupération. Et je ne reprendrai la raquette que demain (samedi). Mais on va y aller jour après jour. »