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Il garde le cadavre de sa mère dans un congélateur installé dans son salon pendant trois ans et continue de percevoir sa retraite : le fils condamné

Pendant près de trois ans, un Britannique a conservé le corps de sa mère dans un congélateur installé à son domicile, tout en continuant à percevoir sa retraite et ses aides sociales. Condamné à deux ans et quatre mois de prison, il affirme avoir agi par incapacité à accepter la disparition de celle dont il était "exceptionnellement proche".

l'essentiel Pendant près de trois ans, un Britannique a conservé le corps de sa mère dans un congélateur installé à son domicile, tout en continuant à percevoir sa retraite et ses aides sociales. Condamné à deux ans et quatre mois de prison, il affirme avoir agi par incapacité à accepter la disparition de celle dont il était "exceptionnellement proche".

Il était accusé d'avoir dissimulé le cadavre de sa mère dans un congélateur afin d'encaisser ses prestations sociales. Un Britannique a écopé d'une peine de deux ans et quatre mois de prison pour avoir conservé la dépouille de sa génitrice au sein d'un congélateur domestique sur une période de près de trois ans, rapporte la BBC lundi 3 août. 

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L'affaire a été mise au jour en février dernier par la police à Porthcawl, dans le comté de Bridgend au Pays de Galles, lors d'une inspection sollicitée par le médecin traitant de Sylvia Philipps, 89 ans. Son fils, Christopher Philips, 60 ans, refusait les consultations médicales pour sa mère et prétendait qu'elle avait déménagé à Londres. La patiente avait disparu depuis mars 2023. Sur place, la nervosité du suspect a interpellé les forces de l'ordre. Ceux-ci ont alors décidé d'inspecter le congélateur installé dans le salon familial.

Les enquêteurs y ont découvert le cadavre congelé de Sylvia Philips. Cette dernière était recouverte d'un linge en soie à imprimé léopard, avec des roses jaunes et roses posées sur son corps, ainsi qu’une carte d’anniversaire signée de la part de son fils et de Tina, la chienne de la famille. L'autopsie n'a pas permis de déterminer la cause de la mort de l'octogénaire, mais la piste criminelle a été écartée.

"Il ne voulait pas la laisser partir"

Pendant près de trois ans, Christopher Philips a continué de percevoir la retraite et diverses aides sociales de sa mère, pour un total de plus de 78 000 (environ 91 000 euros). L'homme a reconnu trois infractions, notamment le refus d'inhumation légale et décente et la fraude aux prestations.

L'accusé avait acheté le congélateur en ligne, deux jours après le décès de sa mère survenu le 8 mars 2023. Le corps de la défunte y est resté jusqu'au contrôle des forces de l'ordre en février dernier.

BREAKING: Christopher Phillips has been sentenced to two years and four months in prison for keeping his mother’s body in a freezer for nearly three years while receiving more than £78,000 of her benefits pic.twitter.com/9oNejwGXT1

— Sky News (@SkyNews) August 3, 2026

Devant la Cour d’assises de Merthyr Tydfil, l'avocate de la défense, Ruth Smith, a évoqué un choc émotionnel profond pour expliquer ce comportement. L'accusé a affirmé avoir agi par incapacité à faire le deuil d'une mère dont il était "exceptionnellement proche" et le seul aidant. Il avait quitté son emploi fin 2022 lorsque la santé de sa mère s'était détériorée.

Celui-ci dormait à côté du corps de sa mère et il lui arrivait même d'ouvrir le congélateur pour lui tenir la main. "Il a raconté qu’il lui parlait comme si elle était encore en vie… Assis à côté d’elle, il lui parlait des émissions de télévision, des courses hippiques, comme ils le faisaient toujours", a confié Ruth Smith, ajoutant qu’il s’agissait d’une "personne vulnérable".

"Vous avez délibérément dissimulé le décès"

Le cabinet médical de la défunte avait tenté à plusieurs reprises de la contacter, en vain. Celle-ci avait été vue pour la dernière fois aux urgences le 24 septembre 2022. Son médecin généraliste s'était rendu à son domicile le 26 septembre mais n'avait pas pu la voir. Le fils de la patiente continuait par ailleurs à aller chercher ses ordonnances.

Sylvia Phillips avait également été convoquée à un bilan de santé par son cabinet médical, mais selon son fils, elle n'avait pas besoin de ces analyses de sang. Il avait également indiqué à la police, qui s'était déplacée au domicile de celle-ci, que sa mère avait déménagé sur Londres et ne souhaitait pas subir d'examens médicaux. L'état de nervosité de l'individu avait néanmoins mis la puce à l'oreille des agents.

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En prononçant la peine, le juge Lloyd-Clarke a souligné la volonté délibérée du prévenu d'avoir "délibérément dissimulé" le décès. "Vous avez continué à aller chercher ses ordonnances et vous avez menti aux professionnels de santé, puis à la police, a-t-elle souligné. Au lieu d'alerter les autorités et d'organiser son enterrement dans les règles, vous avez acheté un congélateur coffre le 10 mars et y avez dissimulé son corps." Christopher Phillips a été condamné à deux ans et quatre mois de prison – dont il purgera 40 % en détention et le reste en liberté conditionnelle.