Il était une fois le trou dans la couche d’ozone - ICI
Le trou dans la couche d’ozone observé en 2025 a été l’un des plus petits depuis des décennies. Une bonne nouvelle qui rappelle surtout que face à une menace environnementale mondiale, les pays de la planète sont capables d’agir ensemble. Et que ça peut marcher.
Diffusé le vendredi 18 septembre 2026 à 7h14
Publié le vendredi 18 septembre 2026 à 7h14
Le trou dans la couche d’ozone observé en 2025 a été l’un des plus petits depuis des décennies. Une bonne nouvelle qui rappelle surtout que face à une menace environnementale mondiale, les pays de la planète sont capables d’agir ensemble. Et que ça peut marcher.
Vous vous souvenez du trou dans la couche d’ozone ?
Pour ceux qui ont grandi dans les années 1980 et 1990, difficile de l’oublier. C’était l’une des grandes menaces environnementales de l’époque. On parlait des bombes aérosols, des réfrigérateurs, des fameux CFC et de ces rayons ultraviolets dont la couche d’ozone nous protège.
Demandez aujourd’hui à un enfant de 10 ou 12 ans ce qu’est le trou dans la couche d’ozone. Pas sûr qu’il sache vous répondre.
Et finalement, c’est peut-être une bonne nouvelle.
Un des plus petits trous depuis des décennies
L’Organisation météorologique mondiale a annoncé cette semaine que le trou dans la couche d’ozone observé au-dessus de l’Antarctique en 2025 avait été l’un des plus petits depuis plusieurs décennies. Il se classe parmi les quatre ou cinq plus petits observés depuis 1992.
Attention : le trou n’a pas disparu. Sa taille varie beaucoup d’une année à l’autre en fonction des conditions atmosphériques. Mais sur le long terme, la tendance est bien à la reconstitution progressive de cette couche qui protège la Terre d’une partie des rayons ultraviolets du Soleil.
Et cette amélioration ne doit rien au hasard.
Deux ans pour décider d’agir
En 1985, des scientifiques britanniques mettent en évidence l’ampleur de la destruction de l’ozone au-dessus de l’Antarctique. Parmi les principaux responsables : les chlorofluorocarbures, les fameux CFC, alors largement utilisés dans les réfrigérateurs, les climatiseurs ou encore certains aérosols.
Deux ans plus tard, en 1987, les États adoptent le protocole de Montréal pour supprimer progressivement les substances responsables.
L’accord finira par être ratifié par tous les pays du monde. Et près de 99 % des substances réglementées qui détruisaient la couche d’ozone ont depuis été progressivement éliminées.
Résultat : la couche d’ozone se répare. Il faudra encore être patient. Si les politiques actuelles sont maintenues, les scientifiques estiment qu’elle devrait retrouver les niveaux de 1980 autour de 2040 dans la majeure partie du monde, 2045 dans l’Arctique et 2066 au-dessus de l’Antarctique.
Et maintenant, le réchauffement climatique
Évidemment, difficile de ne pas faire le parallèle. La comparaison a ses limites. Se passer des CFC était autrement plus simple que de sortir une économie mondiale entière des énergies fossiles.
Mais l’histoire de la couche d’ozone démontre au moins une chose : l’humanité est capable d’identifier une menace environnementale mondiale, d’écouter les scientifiques, de trouver des alternatives, de faire coopérer pratiquement tous les pays et, quelques décennies plus tard, d’obtenir des résultats.
Nous l’avons déjà fait. Ceux qui étaient enfants dans les années 1980 ont grandi avec le trou dans la couche d’ozone.
Nos enfants, eux, grandissent avec le réchauffement climatique.
Alors, soyons un peu optimistes. Peut-être qu’un jour, en 2070, l’un de nos petits-enfants demandera à ses parents :
« Dis… c’était quoi, le réchauffement climatique ? »
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