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IKEA lance une offensive sur les prix pour relancer un marché du meuble en crise

Le géant suédois baisse le prix de plus de nombreux produits pour reconquérir des clients. Face au ralentissement du marché, à la concurrence du low-cost et à la baisse de la natalité, IKEA mise sur les volumes malgré des résultats déjà en recul.

Le géant suédois baisse le prix de plus de nombreux produits pour reconquérir des clients. Face au ralentissement du marché, à la concurrence du low-cost et à la baisse de la natalité, IKEA mise sur les volumes malgré des résultats déjà en recul.

Radio France

Publié le 02/09/2026 08:01

Temps de lecture : 2min

Le numéro un mondial de l’ameublement n’échappe pas au ralentissement structurel du secteur. (BRANDON BELL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Le numéro un mondial de l’ameublement n’échappe pas au ralentissement structurel du secteur. (BRANDON BELL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Le géant suédois tente le tout pour le tout, en cette rentrée 2026. Il annonce une baisse des prix sur plus de 1 500 produits vendus dans ses 300 magasins en Europe. Des étiquettes en baisse de 15 à 25% sur ses produits (450 articles sont répertoriés en France) parmi les plus connus, dont le matériel de cuisine et les célèbres étagères Billy. Parmi les différents modèles proposés, avec la réduction, une étagère Billy vendue aujourd'hui 49 euros 99 passe, par exemple, à 34,99. Ikea respecte simplement la promesse qu’il a toujours faite à sa clientèle : le confort pratique à petits prix.

Cette fois, le numéro un mondial de l’ameublement est rattrapé par la crise structurelle du secteur, et les entreprises qui le peuvent – c’est encore le cas d’IKEA – se lancent dans la guerre des prix pour séduire une clientèle qui n’est plus au rendez-vous.

Les Français, les Européens en général, achètent moins de meubles aujourd’hui. Les enseignes sont confrontées à trois problèmes majeurs. D’abord, fini l’effet Covid. Lors des confinements, les ménages avaient refait leur intérieur et le marché de l’ameublement en avait profité à plein, mais cette période est révolue. Ce qui a été aménagé à cette époque récente n’a plus besoin de l’être aujourd’hui. S’ajoute à cela la vague des plateformes chinoises comme Shein et Temu qui, comme les vêtements de la fast fashion (la mode ultra éphémère) proposent aussi des meubles ultra low-cost (à des prix toujours plus bas). Enfin, la baisse de la natalité s’ajoute à cette double peine. Moins d’enfants, ce sont moins de chambres à aménager et à meubler. L’impact est prouvé par les derniers chiffres des fédérations professionnelles.

 Les grandes enseignes baissent donc leurs prix pour garder les clients ou en séduire de nouveaux et cela pèse sur leurs résultats. Certaines ont évité de peu la faillite, comme Maisons du Monde qui a été sauvée in extremis cet été. Pour IKEA, le pari est de baisser les prix pour assurer une croissance des ventes en volume et donc essayer d'y gagner au change. Ikea va compenser la baisse d’activité par un investissement de 1 milliard 200 millions d’euros au niveau européen. Mais la charge devient lourde car c’est la deuxième fois depuis 2024 que l’enseigne baisse ses prix. L’année dernière, le chiffre d’affaires mondial d’IKEA a reculé de plus d’1,5% à 39 milliards d’euros.

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