Ignazio Cassis défend le non à l’initiative sur la neutralité
Ignazio Cassis sera face à la presse mardi pour défendre le non à l’initiative de l’UDC sur la neutralité, sur laquelle le peuple suisse se prononcera le 27 septembre prochain. Une première pour le conseiller fédéral tessinois, qui n’a encore jamais représenté le gouvernement dans une campagne de votation.
Ignazio Cassis sera face à la presse mardi pour défendre le non à l’initiative de l’UDC sur la neutralité, sur laquelle le peuple suisse se prononcera le 27 septembre prochain. Une première pour le conseiller fédéral tessinois, qui n’a encore jamais représenté le gouvernement dans une campagne de votation.
Les Suisses sont rarement appelés à se prononcer directement sur la politique étrangère du pays. Mais cette fois, l’initiative de l’UDC, qui veut inscrire une définition stricte de la neutralité dans la Constitution, contraint le ministre des Affaires étrangères à entrer dans l’arène médiatique.
Ignazio Cassis n’est pourtant pas connu pour multiplier les apparitions médiatiques et décline volontiers les demandes d’interviews. Reste à savoir s’il se contentera du service minimum ou s’il s’investira largement dans la campagne. Le bilan pourra être tiré au soir du 27 septembre, une fois le résultat connu.
>> Relire : Les partisans de l'initiative sur la neutralité lancent leur campagne
Plusieurs atouts
Pour convaincre, le conseiller fédéral dispose toutefois de plusieurs atouts. A commencer par sa maîtrise de trois langues nationales, un avantage lorsqu’il s’agit de s’adresser à l’ensemble du pays. La neutralité suisse est aussi un thème qui lui est cher.
Le Tessinois n’hésite pas à faire la promotion de cet argument de base de la politique étrangère de la Suisse. Cette année, son rôle de président de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, lui donne encore davantage l’occasion de mettre en avant la position suisse.
Un test avant la bataille européenne
Cette campagne constitue aussi un test politique grandeur nature pour Ignazio Cassis. Car après la neutralité, un scrutin bien plus disputé encore est attendu: celui sur le paquet d’accords avec l’Union européenne.
La votation sur ces accords est, selon toute vraisemblance, appelée à se tenir dès 2028. Et si Ignazio Cassis est toujours conseiller fédéral à ce moment-là, c’est à nouveau lui qui sera appelé à porter la position du gouvernement devant la population.
Céline Fontannaz/hkr