Hommage au cinéma belge
Le regard affûté de Laurent Delmas sur le cinéma tel qu'il se joue dans les salles.Le mensuel de cinéma SO FILM, grand spécialiste de réjouissants pas de côté cinéphiles consacre un gros dossier dans son nouvea...
Le regard affûté de Laurent Delmas sur le cinéma tel qu'il se joue dans les salles.
Le mensuel de cinéma SO FILM, grand spécialiste de réjouissants pas de côté cinéphiles consacre un gros dossier dans son nouveau numéro au cinéma belge, sous le titre 50 PAGES EN IMMERSION DANS UN CINEMA PAS PLAS DU TOUT. Et ce jusqu’au bout, puisque la dernière page de couverture est une publicité pour le magnifique film d’Emmanuel Marre, NOTRE SALUT, avec la mention « Le meilleur film français de l’année est belge ». Histoire de nous rappeler fort opportunément que le français Emmanuel Marre a appris le cinéma à Bruxelles, qu’il y vit depuis 20 ans et que son film a été coproduit avec la Belgique.
Mais que contient ce numéro ?
Précisons d’abord qu’il s’est autolimité par sagesse à la sphère francophone. En insistant d’abord sur la diversité dudit cinéma qui s’est distingué aussi bien par l’usage immodéré d’un humour très noir à la façon de C’EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS, que par la floraison d’un cinéma social que les frères Dardenne continuent d’illustrer régulièrement. Sans oublier une multitude d’acteurs, de Poelvoorde à de France en passant par Effira et Damiens, entre beaucoup d’autres, et sans lesquels le cinéma français manquerait souvent de piquant. Comme à son habitude, SO FILM adore les histoires de cinéma et nous raconte, par exemple, celle d’une adaptation ratée de Tintin en 1947 et qui, attaquée par Hergé, ne connut qu’une seule et unique diffusion en salles. Ou bien la façon dont la cinéaste Chantal Ackerman en 1976 est venue assister incognito au Masque et la Plume pour y répondre en direct aux détracteurs déchaînés de son film JEANNE DIELMAN.
On y croise même Eddy Merckx …
En effet, SO FILM se régale de raconter comment en 1985 le champion cycliste est allé à Hollywood pour faire une apparition dans un film de John Badam, LE PRIX DE L’EXPLOIT. D’autres articles tout aussi stimulants figurent au sommaire, comme cette géographie filmée de Bruxelles ou ce regard sur la colonisation et le cinéma belge. Sans oublier un passionnant entretien avec Emmanuel Marre qui n’hésite pas à dire qu’il ne ferait « pas de cinéma s’il n’y avait pas la Belgique ». Merci Bruxelles, donc.
SO FILM numéro 117 septembre-octobre, en kiosque