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Hausse des prix des carburants : les solutions des maires pour alléger la facture

Certaines communes proposent leurs propres solutions, comme un chèque pour payer une partie du plein, ou des voitures électriques à partager. L’objectif ? Permettre aux habitants de continuer à se déplacer, notamment pour travailler. Avec leurs moyens, ces mairies tentent d’alléger une facture devenue difficile à supporter.

Publié le 23/09/2026 21:49

Mis à jour le 23/09/2026 22:40

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Article rédigé par France 2 - Édité par l'agence 6Medias

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Certaines communes proposent leurs propres solutions, comme un chèque pour payer une partie du plein, ou des voitures électriques à partager. L’objectif ? Permettre aux habitants de continuer à se déplacer, notamment pour travailler. Avec leurs moyens, ces mairies tentent d’alléger une facture devenue difficile à supporter.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Il a réservé sa voiture sur son smartphone, un code lui donne accès à la clé. En deux minutes, Nicolas est prêt à partir. "On peut réserver une heure, deux heures, trois heures, c'est un euro de l'heure. On peut réserver la journée entière, c'est 10 euros sur la journée. Et on facture, au niveau de la mairie, 6 centimes du kilomètre", explique-t-il.

À Marnay-sur-Marne dans l'Oise, un village de 500 habitants, il utilise une à deux fois par mois une voiture électrique en autopartage. Pas pour aller faire ses courses, juste à côté, mais pour d'assez longs trajets : 200 kilomètres allers-retours pour rendre visite à sa famille. C'est bien moins cher qu'avec sa propre voiture diesel. "Si je fais 100 km à 7 litres au 100, pour ma voiture personnelle, je vais avoir un coût global, pour 100 km, de l'ordre de 17-18 euros. Donc si je fais l'aller-retour, je vais en avoir pour 36 euros", chiffre-t-il.

36 euros contre 23 avec cette voiture électrique. Grâce aux subventions européennes, cela ne coûte que 13 000 euros à la commune. La voiture est utilisée 3 heures par jour en moyenne. On ne se l'arrache pas, mais en milieu rural, elle est pour le maire une façon de se déplacer à moindres frais. "Les gens ont intérêt, même s'ils ont déjà un véhicule qu'ils sont déjà en train de l'assurer, du simple fait du coût de l'essence, et en particulier en ce moment, à utiliser notre véhicule", assure l'édile.

En Normandie, à Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), même coup de pouce municipal : 80 euros, sous forme de carte prépayée pour l'essence. "Quand on voit le prix, 2,38 euros, c'est vraiment très important. Pour les bas revenus, je trouve que c'est très valorisant", commente un homme.

L'aide est réservée à ceux qui gagnent moins de 1 730 euros par mois, ce qui est plus généreux que l'aide de l'État. "L'économie va mal, les commerces de proximité vont mal, les restaurateurs vont mal parce que les gens, lorsqu'ils ont mis tout leur argent dans l'essence, ils n'ont plus de moyens de payer des loisirs", observe Laurent Bonnaterre, le maire (Horizons) de Caudebec-lès-Elbeuf. Le coût pour la ville s'élève à environ 20 000 euros.

Chèque carburant ou voiture subventionnée : deux mesures locales mais immédiates face à la crise actuelle.

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