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Les indices d’un lâchage de Kiev par les Etats-Unis se multiplient

« 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur le conflit en Ukraine. Ce mercredi 14 octobre 2026, des « pertes de signal » sur les terminaux Starlink ukrainiens ont semé le doute sur les intentions de Trump et Musk

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 14 octobre 2026, au 1.694e jour du conflit.

Le fait du jour

A quoi jouent Donald Trump et Elon Musk ? « C’est clair qu’ils aident la Russie pour une raison ou une autre », a accusé ce mercredi un haut responsable ukrainien. Ces soupçons sont nourris par deux constats. D’abord des alertes qui, dans deux cas, n’ont pas été déclenchées lors d’attaques russes, alors que sur ce point, Kiev est dépendante du renseignement occidental, et en premier lieu américain. « Non seulement, ils [Les Russes] détruisent nos infrastructures énergétiques, mais l’Ukraine ne reçoit même pas d’alertes préalables concernant les lancements de missiles balistiques », a regretté Volodymyr Zelensky. Faux procès ? Il n’y a « pas de changement » dans le partage de renseignements militaires par les États-Unis à l’Ukraine a affirmé un haut responsable américain.

Mais les Ukrainiens ont aussi constaté que leur signal Starlink, fourni par SpaceX, semblait bridé. Certains appareils militaires, des drones notamment, perdraient leur connexion dès qu’ils dépassent les 160 km/h. Et il ne faut pas compter sur Moscou pour clarifier la situation. Interrogé sur un possible changement de la politique américaine à l’égard de Kiev, le porte-parole de Vladimir Poutine n’a ni confirmé, ni démenti : « Nous suivons tout cela de près. Il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions générales », a dit Dmitri Peskov.

La déclaration du jour

« Tout se fera dans les tout prochains jours (...) Nous sommes en contact très étroit, toutes les heures, avec la partie américaine, et tout avance très vite. »

Pas de quoi rassurer Kiev. La Russie s’attend à signer sous peu les contrats portant sur l’exportation de gazole russe, en application de l’accord entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump annoncé la semaine dernière. « Les livraisons seront effectuées sur les marchés mondiaux, y compris directement aux États-Unis », a déclaré Alexandre Novak, le vice-Premier ministre russe en charge de l’énergie, selon qui Moscou sera en mesure à terme de livrer « un niveau de 3 à 3,5 millions de tonnes, soit le niveau que la Russie fournissait aux marchés mondiaux avant » les sanctions occidentales.

Le chiffre du jour

2. Le nombre de suspects arrêtés par la police du Bangladesh. Ils sont soupçonnés de faire partie d’un réseau qui faisait entrer clandestinement des citoyens bangladais en Russie où ils étaient ensuite utilisés comme « appâts » dans la guerre en Ukraine. « Ils ont fait passer au moins 30 individus en Russie en leur promettant de bons salaires. 17 d’entre eux ont été tués le premier jour de leur arrivée sur le front », a indiqué un chef du bataillon d’intervention spécial (SRB), une unité d’élite.

La tendance

Le procès d’un officier ukrainien, premier accusé à être jugé pour le sabotage des gazoducs germano-russes Nord Stream le 26 septembre 2022, quelques mois après l’invasion russe, s’est ouvert ce mercredi à Hambourg, en Allemagne.

Vêtu d’un costume gris, d’une chemise blanche et portant une cravate, l’accusé Serguiï Kuznietsov, âgé de 50 ans, était entré souriant dans la salle. « En sa qualité d’officier, il a un devoir de réserve et de confidentialité, ce qui l’empêche de s’exprimer sur certains aspects de l’affaire », a souligné son avocat. « Il doit se défendre avec les mains liées dans le dos », a-t-il ajouté.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

L’Ukraine n’a jamais reconnu être à l’origine de ces sabotages mais elle n’a pas caché sa satisfaction, jugeant légitime toute attaque en mesure d’affaiblir la capacité du Kremlin à financer sa guerre.