L’Otan étudie une invasion russe, Zelensky ému par une attaque au couteau
« 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur le conflit en Ukraine. Ce jeudi 24 septembre, le Danemark n’exclut pas une attaque directe de la Russie, tandis qu’un Ukrainien a tué un prêtre en Pologne
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce jeudi 24 septembre 2026, au 1.674e jour du conflit.
Le fait du jour
La Russie osera-t-elle attaquer directement un pays membre de l’Otan ? Une invasion russe d’un pays de l’Otan n’est pas exclue mais reste « improbable », ont jugé jeudi les renseignements militaires danois (FE). « Il existe un risque faible mais croissant que la Russie mène des attaques militaires limitées contre un pays de l’Otan voisin de la Russie », a expliqué Thomas Ahrenkiel, le chef de FE lors d’une conférence de presse.
Dans leur nouvelle évaluation de la menace russe, les renseignements militaires danois considèrent une invasion, tout comme l’intensification des attaques hybrides, comme « désespérée ». Elle « pourrait potentiellement survenir dans les mois à venir » avec pour but de détourner les Européens de leur engagement en Ukraine. Il faudrait cependant « au moins six mois » à Moscou pour la préparer et constituer les forces nécessaires.
L’Otan est « prête » à faire face aux cyberattaques russes et aux autres formes de guerre hybride, a réagi ce jeudi le secrétaire général de l’Alliance atlantique, appelant à renforcer le soutien à l’Ukraine en réponse aux agissements de Moscou.
« La Russie multiplie ses actions dans le domaine cyber et autres, mais […] l’Otan est prête pour ça », a déclaré Mark Rutte lors d’une cérémonie commémorant les attaques du 11 septembre 2001 à New York.
« Nous avons toutes ces options de riposte en place […] face aux menaces hybrides, pour nous assurer de rester forts », a déclaré le chef de l’Otan, appelant les pays à apporter « davantage de soutien à l’Ukraine » s’ils « veulent vraiment envoyer un signal aux Russes à chaque incident ou attaque hybride ».
La déclaration du jour
« Nous sommes bouleversés par cet acte odieux »
Ces paroles sont signées Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien s’est ému de l’attaque au couteau perpétrée ce jeudi par un Ukrainien dans une abbaye en Pologne. Cet homme âgé de 31 ans a tué un prêtre et blessé quatre autres personnes dans l’enceinte d’une abbaye catholique.
Les faits se sont produits tôt jeudi matin au sein du Centre de culture et de formation chrétiennes de l’abbaye bénédictine de Jaroslaw (sud-est), localité pittoresque située à une trentaine de kilomètres de la frontière avec l’Ukraine.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a assuré que l’homme serait « puni avec toute la sévérité de la loi polonaise ».
Le chiffre du jour
8. C’est le nombre de morts comptabilisés ce jeudi au cours d’attaques russes en Ukraine. Deux personnes ont été tuées dans une série de frappes nocturnes sur la capitale Kiev. Les autorités d’Odessa (sud) ont également évoqué des attaques russes contre cette grande ville portuaire sur la mer Noire. Dans la région de Kharkiv (nord-est), six personnes ont été tuées dans une attaque de drone russe dans la matinée sur une entreprise agricole, ont indiqué les autorités.
La tendance
L’Union européenne continuera à condamner l’invasion russe de l’Ukraine au G20, que le président russe Vladimir Poutine y participe ou non, a affirmé ce jeudi un de ses porte-paroles. Depuis 2022, l’UE utilise de « manière constante et vigoureuse » les réunions du G20 pour condamner la Russie et cela « se poursuivra indépendamment des participants » à ces réunions, a indiqué devant la presse ce porte-parole, Olof Gill.
La Russie reste membre du G20 et elle a donc le droit de participer à ses réunions, a-t-il expliqué. Et, a-t-il ajouté, le G20 est aussi un « forum essentiel pour s’attaquer aux défis mondiaux existants et à venir, dont certains ont été créés précisément par la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine », comme la crise énergétique ou alimentaire.
Le Kremlin a indiqué ce jeudi qu’il allait « étudier » l’invitation adressée par Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine pour participer au sommet du G20 prévu en décembre aux Etats-Unis.