Guerre en Ukraine : “Des raisons de sécurité nationale”… Pourquoi la France demande la levée des sanctions de l’UE contre un oligarque russe proche du Kremlin
La France bloque, à Bruxelles, le processus de renouvellement de sanctions contre la Russie car Paris souhaite que l'oligarque Alicher Ousmanov puisse y échapper. La raison serait à trouver dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan, rapporte le Financial Times.
l'essentiel La France bloque, à Bruxelles, le processus de renouvellement de sanctions contre la Russie car Paris souhaite que l'oligarque Alicher Ousmanov puisse y échapper. La raison serait à trouver dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan, rapporte le Financial Times.
L'Union européenne a décidé, ce lundi 14 septembre, de reporter le renouvellement de sanctions contre la Russie, en raison d'une demande de la France d'en dispenser l'oligarque Alicher Ousmanov, rapporte l'AFP qui cite des sources diplomatiques.
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Pour rappel, quelque 3 000 individus et entités, accusés de favoriser l'effort de guerre contre l'Ukraine, font l'objet de sanctions européennes. Ce régime doit être renouvelé tous les six mois, et la prochaine échéance était fixée à mercredi. Les 27, après une série de réunions infructueuses, ont décidé lundi de se donner une semaine supplémentaire avant de prendre une décision.
La France réclame que ce milliardaire russo-ouzbek, proche du Kremlin, soit retiré de cette liste de sanctions. Paris a invoqué des "raisons de sécurité nationale" devant ses partenaires, sans plus d'explication, selon plusieurs diplomates européens à Bruxelles. "Nous avons une question spécifique de sécurité nationale et souhaitons répondre positivement à nos partenaires internationaux qui nous démarchent au sujet de M. Ousmanov", a-t-on expliqué de source diplomatique à Paris.
"Pas le moment de faire des cadeaux à la Russie" pour Zelensky
Paris se défend toutefois de vouloir empêcher un accord, soulignant qu'elle était "un des pays les plus engagés pour renforcer la pression, par tous les moyens, sur l’appareil de guerre russe ainsi que pour soutenir l'Ukraine". "Les consultations vont se poursuivre et de nouvelles discussions devraient avoir lieu", a déclaré un porte-parole de l'Irlande, pays qui assure actuellement la présidence semestrielle du Conseil des ministres de l’UE. Ce renouvellement des sanctions est "essentiel pour continuer à saper la machine de guerre russe", a-t-il ajouté.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté assuré lundi soir que "ce n'est certainement pas le moment de lever les sanctions", "de sauver les oligarques russes des sanctions" et de "faire des cadeaux à la Russie". "De nouvelles sanctions sont nécessaires (...) des sanctions plus fortes. Des sanctions auxquelles la Russie ne peut pas s'adapter", a-t-il ajouté dans son allocution quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
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Selon le Financial Times, Paris fait pression dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que des discussions étaient "actuellement en cours au niveau technique à Bruxelles" et qu'il s'attendait à ce qu'elles aboutissent bientôt.