Pierre Poilievre souhaite que Carney convoque les Communes
Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, demande au premier ministre Mark Carney de convoquer la Chambre des communes afin que les élus puissent faire le point sur la guerre commerciale avec l...
Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, demande au premier ministre Mark Carney de convoquer la Chambre des communes afin que les élus puissent faire le point sur la guerre commerciale avec les États-Unis.
Dans une lettre adressée dimanche à M. Carney, M. Poilievre affirme qu'il est temps que le premier ministre rende public le texte de l'accord commercial qu'il a rejeté lors de ses discussions avec Washington, la semaine dernière.
M. Poilievre estime aussi que les députés sont en droit d'obtenir des précisions sur la manière dont les Canadiens seront touchés par la riposte canadienne aux nouveaux droits de douane américains.
Le chef conservateur ajoute que les Canadiens doivent savoir combien les politiques commerciales et économiques de M. Carney leur coûteront en hausse des prix des produits alimentaires, de l'essence et d'autres biens.
De plus, M. Poilievre souhaite savoir comment M. Carney compte protéger les emplois dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium, du bois d’œuvre et de la construction automobile, qui sont particulièrement menacés par les droits de douane.
Vendredi dernier, M. Carney a suspendu les négociations commerciales avec les États-Unis et a promis des droits de douane de rétorsion en réponse aux nouvelles mesures américaines entrées en vigueur samedi.
M. Carney a accusé l’administration américaine d’avoir introduit, vers la fin des négociations, des mesures comprenant notamment des restrictions de la capacité du Canada à conclure des accords avec d’autres pays.

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Mark Carney annonce une riposte aux tarifs américains.
Dans sa lettre, M. Poilievre soutient que le Parlement a pour devoir de demander des comptes au gouvernement, et que cette mission n’a jamais été aussi urgente.
Samedi, les États-Unis ont instauré de nouveaux droits de douane de 50 % sur des produits canadiens représentant 28 milliards de dollars.
M. Carney a répondu que des droits de douane de rétorsion frapperaient les États-Unis à compter du 8 septembre. Selon lui, le Canada s’est retiré d'un mauvais accord avec les États-Unis.
Dimanche matin, sur son compte Truth Social, le président américain, Donald Trump, s'est à nouveau moqué du Canada, affirmant que le Canada veut les avantages d'être un État, sans en être un.
Dimanche, les autres partis d’opposition se sont abstenus de réclamer la publication des détails de l’accord rejeté, mais ont soutenu l’idée que le gouvernement informe les chefs des partis, ou les députés, de l’évolution des négociations.
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