Guerre au Moyen-Orient : vers une nouvelle escalade américaine ? Des dizaines d’avions ravitailleurs envoyés vers Israël, en amont d’une potentielle offensive
L'administration Trump a informé Israël qu'elle enverrait, dans les jours à venir, des dizaines d’avions ravitailleurs supplémentaires dans le pays. Ce déploiement intervient en prévision d’une potentielle expansion des opérations militaires contre l’Iran, selon des responsables américains et israéliens.
l'essentiel L'administration Trump a informé Israël qu'elle enverrait, dans les jours à venir, des dizaines d’avions ravitailleurs supplémentaires dans le pays. Ce déploiement intervient en prévision d’une potentielle expansion des opérations militaires contre l’Iran, selon des responsables américains et israéliens.
Se dirige-t-on vers une nouvelle escalade américaine au Moyen-Orient ? C'est en tout cas ce que suggèrent des médias américains, alors que les bombardements s'intensifient ces derniers jours. Après avoir pris connaissance de nouveaux plans militaires lors d'une réunion de la Situation Room, mardi 14 juillet, Donald Trump envisagerait ainsi une offensive massive en Iran. Celle-ci serait d'une portée plus large que les frappes actuelles qui ciblent les alentours du détroit d'Ormuz, rapporte le média Axios.
Des infrastructures iraniennes telles que les centrales électriques, les installations nucléaires ou encore le site souterrain de Pickaxe Mountain, soupçonné d'être en cours de construction, sont dans le viseur de Washington.
Si le président américain n'a pas encore pris de décision définitive, il semble prêt à intensifier la guerre et à ordonner une escalade dans les prochains jours. Le locataire de la Blanche espère contraindre le régime iranien à ouvrir le détroit d'Ormuz, ainsi qu'à se plier à ses exigences nucléaires.
Plusieurs dizaines d'avions ravitailleurs
C'est dans ce contexte que les États-Unis envisagent d'envoyer dans les jours à venir plusieurs avions ravitailleurs à destination d'Israël. L'armée américaine dispose actuellement d'une trentaine d'appareils de ce type à l'aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, ainsi que d'un nombre similaire à l'aéroport Ramon, dans le sud de l'Etat hébreu. Renforcer ce déploiement porterait le nombre d'avions au même niveau qu'au début du conflit.
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Selon des responsables israéliens, l'aéroport Ben Gourion est privilégié par Washington pour faire opérer ces avions, car les autres bases aériennes de la région sont plus exposées aux attaques iraniennes. Pour l'instant, l'Iran est toutefois dissuadé de s'en prendre à Israël. "Je n'ai qu'une chose à vous dire, et je le dis aux dirigeants iraniens : ne comptez pas sur le calme si vous nous attaquez", a menacé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, lors d'un discours prononcé mardi.
Un sujet sensible pour Netanyahu
Depuis des mois, les avions ravitailleurs stationnés à Ben Gourion paralysent presque l'aéroport. Au plus fort de la guerre, le problème était négligeable puisque l'espace aérien israélien était en grande partie fermé. De nombreuses compagnies aériennes avaient alors cessé d'assurer des vols vers Tel-Aviv.
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Mais, maintenant que l'espace aérien est ouvert et que les Israéliens sont en vacances, l'arrivée d'avions ravitailleurs américains pourrait entraîner des annulations massives de vols. Une situation qui pourrait être préjudiciable pour la coalition de Benyamin Netanyahu, à peine trois mois avant les élections législatives qui se tiendront en octobre.
La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, avait insisté pour que les avions ravitailleurs américains soient déplacés de l'aéroport international Ben Gourion, ou que leur nombre soit limité. Le ministère de la Défense et Tsahal s'y sont fermement opposés.