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Guerre au Moyen-Orient : une petite accalmie après deux semaines de frappes

L'Iran a arrêté de frapper ses voisins du Golfe depuis deux jours parce que les États-Unis ont cessé de bombarder son territoire, a affirmé dimanche l'armée iranienne, assurant que la stratégie de Téhéran était...

L'Iran a arrêté de frapper ses voisins du Golfe depuis deux jours parce que les États-Unis ont cessé de bombarder son territoire, a affirmé dimanche l'armée iranienne, assurant que la stratégie de Téhéran était basée sur "la riposte".

"Les deux dernières nuits, les Américains ont stoppé leurs attaques. Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations", a déclaré le porte-parole Mohammad Akraminia dans un entretien à la télévision d'État.

Aucun bombardement américain n'a en effet été signalé en Iran dimanche à l'aube, marquant la deuxième nuit consécutive de pause dans les hostilités au moment où des médias américains font état d'un possible manque de munitions après bientôt cinq mois de guerre.

Alors même que le président Donald Trump a dit vendredi ne pas exclure des bombardements encore plus importants, l'accalmie est notable après deux semaines de frappes sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Tout en menaçant l'Iran, Donald Trump assure néanmoins que le dialogue avec Téhéran n'est pas rompu.

Trump envisage des bombardements d'envergure sur l'Iran

"En fait, on leur parle en ce moment", a-t-il dit au sujet des dirigeants iraniens. "Je pense qu'ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente", a-t-il ajouté, en allusion aux bombardements américains.

Selon le New York Times, qui cite deux sources proches du dossier, le gouvernement américain s'inquiète de l'affaiblissement du stock de systèmes d'interception de missiles Patriot et d'autres équipements défensifs protégeant les pays du Golfe, ciblés par l'Iran en représailles aux attaques américaines. Le journal fait également état de craintes d'escalade du conflit.

En attendant Netanyahou

La chaîne CNN, citant une source du ministère de la Défense, a également affirmé que les opérations militaires contre l'Iran étaient "en pause", évoquant les mêmes raisons.

Les États-Unis sont dans une situation "difficile et instable" et cherchent probablement "une nouvelle stratégie", a estimé Mohammad Akraminia.

À deux jours d'une visite à Washington de Benjamin Netanyahou, partisan d'une ligne dure, il a mis en garde les Américains : s'ils "se laissent à nouveau tromper" par Israël et "insistent pour continuer la guerre, particulièrement par des frappes aériennes, elle s'étendra géographiquement".

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Front yéménite

Si une accalmie semble s'être installée depuis deux jours dans le Golfe, un nouveau front dans la guerre s'est ouvert avec la reprise le 13 juillet des hostilités entre l'Arabie saoudite et les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par Téhéran.

C'est le contrôle du ciel du pays qui a réveillé la discorde : l'Iran avait envoyé à Sanaa un avion transportant une délégation rebelle sans solliciter d'autorisation auprès de Ryad, contrairement à l'usage depuis dix ans, déclenchant des frappes attribuées au royaume sur l'aéroport de Sanaa. En retour, les Houthis ont attaqué le territoire saoudien pour la première fois depuis 2022. Ils ont notamment visé samedi des sites pétroliers.

Dans le même temps, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a appelé les belligérants au "dialogue", estimant qu'il n'existait "pas de solution militaire" dans ce conflit.

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