Guerre au Moyen-Orient. L’armée israélienne perd deux soldats mais poursuit ses frappes au sud du Liban
Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations...
Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations entre les deux pays à Rome. L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que « l'ennemi israélien a intensifié ses attaques » dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi « une série de frappes aériennes et de bombardements ».
Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse. Selon la même source, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.
Premières pertes pour l'armée israélienne depuis plus d'un mois
Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené des frappes contre le sud du Liban en réponse à ce qu'elle a qualifié de « violation flagrante du cessez-le-feu » par le Hezbollah pro-iranien. Une personne a été tuée et douze autres blessées mercredi dans une frappe israélienne ayant visé une salle de prière située dans un cimetière de la localité de Tebnine, selon le ministère libanais de la Santé.
Cette escalade intervient après l'annonce, ce jeudi matin, de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban, les premières pertes enregistrées par l'armée israélienne dans cette région depuis plus d'un mois. Le Hezbollah n'a pas réagi dans l'immédiat.
Des ONG accusent Israël de « crime de guerre » après la mort d’une journaliste libanaise
Trois organisations de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), Amnesty International et l’organisation libanaise The Legal Agenda, ont qualifié ce jeudi de « crime de guerre » une attaque israélienne dans le sud du Liban, qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil en avril.
Cette Libanaise de 42 ans, qui travaillait pour le quotidien Al-Akhbar, a été tuée et la caméraman indépendante Zeinab Faraj blessée dans une attaque survenue le 22 avril dans le village d’al-Tiri. Les deux femmes s’étaient réfugiées dans un bâtiment après qu’une frappe israélienne avait visé une voiture qui les précédait.
Mais le bâtiment a été pris pour cible et, si Zeinab Faraj avait pu être secourue, les autorités libanaises avaient accusé l’armée israélienne d’avoir entravé les opérations de sauvetage visant à sauver Amal Khalil alors qu’elle était encore en vie.
Le Liban et Israël tiennent depuis mardi à Rome un septième cycle de négociations directes sous médiation américaine. Les deux pays ont conclu en juin un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région. Le Hezbollah rejette cet accord et refuse de déposer les armes.
Depuis le début de la guerre, plus de 4 300 personnes ont été tuées au Liban, tandis que 38 soldats israéliens et un contractuel civil ont perdu la vie.