Guerre au Moyen-Orient. Frappes américano-saoudiennes en Irak, l’Iran condamne… le conflit se propage encore
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Frappes américano-saoudiennes en Irak, l’Iran condamne… le conflit se propage encore
Les États-Unis et l'Arabie saoudite ont lancé des frappes conjointes ce mercredi sur l'Irak en ciblant des groupes armés proiraniens. Symbole d'une nouvelle extension du conflit au Moyen-Orient.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 14:05 | mis à jour aujourd’hui à 15:04
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Les États-Unis et leur allié saoudien ont dit avoir visé ce mercredi des groupes armés proiraniens en Irak, nouvelle extension de la guerre au Moyen-Orient qui implique des factions soutenues par Téhéran. Après une accalmie de plusieurs jours, l'armée américaine a annoncé avoir intercepté des missiles iraniens, puis avoir lancé, en réponse à de récentes attaques, des frappes conjointes avec l'Arabie saoudite, provoquant un nouveau bond des prix du pétrole. Donald Trump assure les frappes américano-saoudiennes en Irak ont été « coordonnées » avec Bagdad, malgré la condamnation de la présidence irakienne considérant cette offensive comme une « attaque inacceptable et une violation flagrante de la souveraineté de l'Irak, visant ses institutions officielles ».
En Irak, au moins 20 combattants du Hachd al-Chaabi, coalition englobant des groupes armés pro-Iran, ont été tués et 32 blessés, a indiqué cette coalition, intégrée aux forces armées irakiennes. Elle a dénoncé une « escalade dangereuse » contre des « institutions de sécurité officielles » et une « agression » contre ses bases dans sept provinces, dont Bagdad, Ninive et Bassorah, constatant des dégâts. La diplomatie iranienne a aussi condamné ces frappes américano-saoudiennes, les qualifiant de « violation flagrante ».
Les dégats causés par les frappes américano-saoudiennes en Irak. Photo Sipa/Farid Abdulwahed
Des missiles iraniens interceptés
Les groupes proiraniens en Irak ont démenti être derrière les tirs de drones ayant visé des installations pétrolières dans l'est de l'Arabie saoudite, tel que Ryad l'a affirmé avant de riposter avec son allié américain. « Des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d'armement terroristes dans l'est de l'Irak », a écrit le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), menaçant d'une nouvelle riposte en cas d'attaques.
Le Centcom a aussi affirmé avoir « intercepté avec succès » des missiles tirés par l'Iran « dans le cadre d'une tentative d'attaque surprise », sans préciser où. En Jordanie, alliée de Washington ciblée par l'Iran depuis la reprise des hostilités en début de mois, l'armée a dit avoir intercepté cinq missiles venus d'Iran. Les Gardiens de la Révolution iraniens, puissante force armée, ont confirmé avoir « ciblé une base aérienne et le centre de commandement central des États-Unis » avec des missiles balistiques.
Avant ces frappes sur l'Irak, le conflit entre l'Iran et les États-Unis s'était récemment étendu à un autre front, qui était resté relativement calme depuis 2022, entre les rebelles yéménites houthis et l'Arabie saoudite. Ryad soutient militairement le gouvernement yéménite face aux rebelles, soutenus pour leur part par l'Iran. Les rebelles avaient affirmé mardi avoir visé à l'aide de missiles un pétrolier saoudien en mer Rouge, accusant le navire d'avoir « violé le blocus naval » qu'ils ont dit avoir imposé au royaume.
Tsahal accuse le Hezbollah d'une « violation flagrante » de l'accord de cessez-le-feu
L'armée israélienne a accusé ce mercredi le Hezbollah d'une « violation flagrante » de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. « Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité », indique le communiqué militaire, ajoutant que « cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah ».