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GTA VI : CyberLeek aurait empoché 270 000 dollars avant de disparaître… mais l’affaire n’est peut-être pas terminée

CyberLeek aurait transformé les fuites de GTA VI en une opération rapportant près de 270 000 dollars. Après avoir déplacé les fonds juste avant la présentation officielle de Rockstar Games, le groupe s’est tu, mais un nouveau jeton apparu le 30 août pourrait relancer l’affaire.

CyberLeek aurait transformé les fuites de GTA VI en une opération rapportant près de 270 000 dollars. Après avoir déplacé les fonds juste avant la présentation officielle de Rockstar Games, le groupe s’est tu, mais un nouveau jeton apparu le 30 août pourrait relancer l’affaire.

Sommaire

  1. 1Page 1 : GTA VI : comment CyberLeek aurait transformé les fuites en 270 000 dollars
  2. 2Page 2 : GTA VI : CyberLeek retire les fonds et disparaît, mais un nouveau jeton apparaît

Après avoir utilisé des vidéos volées de GTA VI pour faire connaître sa propre cryptomonnaie, CyberLeek aurait déplacé près de 270 000 dollars quelques heures avant la présentation officielle de Rockstar Games. Depuis, les fuites se sont arrêtées, mais l’apparition d’un nouveau jeton utilisant son nom entretient le doute sur la suite de l’opération.

« Les 25 millions de dollars évoqués correspondent à la capitalisation du jeton, et non à la somme gagnée par CyberLeek. »

CyberLeek affirmait vouloir défendre les joueurs contre la disparition du jeu physique, les précommandes numériques ou encore les contenus volontairement retirés pour être revendus sous forme de DLC. Derrière ce discours militant se trouvait toutefois un dispositif financier soigneusement préparé : chaque nouvelle vidéo de GTA VI servait également de publicité à un memecoin lancé sur la blockchain Solana. À l’heure du bilan, les mouvements enregistrés sur cette dernière donnent désormais une première idée de l’argent potentiellement gagné par l’individu ou le groupe.

Le montant le plus crédible se situe actuellement autour de 268 000 à 271 000 dollars. Cette estimation ne provient ni d’une déclaration de CyberLeek ni d’un document judiciaire, mais de l’analyse des transactions publiques réalisées sur la blockchain. Un membre de GTAForums utilisant le pseudonyme Vice Cit a suivi les différents portefeuilles associés au jeton $CYBERLEEK. Ses conclusions ont ensuite été reprises par plusieurs médias et partiellement reproduites grâce à des outils d’analyse publiés en accès libre.

Selon les données relevées, le propriétaire du contrat aurait d’abord récupéré environ 146 000 dollars sous forme de Wrapped SOL. Il aurait également reçu 15,4 millions de jetons au titre des commissions attribuées au créateur, avant de les convertir en Solana pour une valeur proche de 125 000 dollars. Nous arrivons donc à un total avoisinant 271 000 dollars au moment des opérations.

Cette somme doit cependant être présentée avec prudence. Elle représente la valeur estimée des cryptomonnaies au moment de leur déplacement et non la preuve que 270 000 dollars ont été versés sur un compte bancaire. Les variations du cours du Solana, les frais de conversion et la manière dont les actifs ont ensuite été échangés peuvent modifier le montant effectivement récupéré. À ce jour, ni CyberLeek ni les plateformes concernées n’ont confirmé publiquement ces chiffres.

Il faut surtout distinguer ces revenus des 25 millions de dollars parfois évoqués sur les réseaux sociaux. Cette somme correspondait à la capitalisation maximale du jeton $CYBERLEEK, atteinte autour du 23 août 2026. La capitalisation représente la valeur théorique de tous les jetons en circulation à un instant donné. Elle ne constitue donc ni la trésorerie du projet ni la fortune de son créateur. CyberLeek n’a jamais possédé 25 millions de dollars disponibles grâce à cette opération.

cyberleek page 1 270000 dollars

Le système mis en place était plus subtil qu’une simple vente de jetons. Les vidéos volées portaient des messages et des codes QR invitant les internautes à acheter ou échanger la cryptomonnaie. CyberLeek associait même le nombre et la nature des prochaines révélations à l’activité du jeton, avec la formule selon laquelle une capitalisation plus élevée entraînerait davantage de « leeks ». Des sondages payants permettaient également aux détenteurs de choisir la séquence qui devait être diffusée ensuite.

Chaque achat et chaque vente généraient ainsi des commissions dont une partie revenait au créateur. CyberLeek avait parallèlement détruit, ou « brûlé », environ 270 millions de jetons de sa réserve. Cette opération avait été présentée comme une preuve de confiance, puisqu’elle réduisait en théorie le risque de voir le détenteur principal vendre brutalement toute son allocation. Elle permettait également de maintenir l’attention sur le projet et de continuer à percevoir les frais produits par les échanges.

L’expression rug pull doit donc être employée avec quelques précautions. CyberLeek n’aurait pas simplement vendu une énorme réserve constituée avant le lancement. Les revenus provenaient principalement des commissions liées au volume d’échanges, auxquelles se sont ajoutés les jetons reçus par le créateur puis revendus. Pour les acheteurs, le résultat reste néanmoins comparable : les actifs ont été retirés au moment où le jeton perdait sa principale source de visibilité et son cours s’est fortement effondré.

L’infrastructure n’aurait pas été gratuite. Vice Cit estime qu’environ 29 000 dollars auraient été nécessaires pour financer le lancement du jeton, les liquidités initiales, le site et l’hébergement décentralisé des fichiers. Si cette estimation est juste, le bénéfice potentiel de l’opération se situerait autour de 240 000 dollars. Ce calcul reste approximatif et ne tient pas compte de toutes les dépenses éventuelles, des évolutions du cours ou de possibles revenus supplémentaires.

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