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Grogne générale : des pompiers aux infirmiers, en passant par les policiers et les enseignants… à quelles manifestations s’attendre ce mardi ?

Un climat de colère va se faire ressentir ce mardi 15 septembre un peu partout en France. Plusieurs secteurs se mobilisent essentiellement pour défendre leurs droits et dénoncer leurs conditions de travail. La question du dérèglement climatique sera également évoquée. On fait le point.

Un climat de colère va se faire ressentir ce mardi 15 septembre un peu partout en France. Plusieurs secteurs se mobilisent essentiellement pour défendre leurs droits et dénoncer leurs conditions de travail. La question du dérèglement climatique sera également évoquée. On fait le point.

C’est un mardi sous haute tension qui se profile, ce 15 septembre. Plusieurs manifestations sont prévues aujourd’hui dans le pays. Le mouvement national qui a commencé lundi et rassemble de nombreux policiers s’étend à d’autres secteurs. On fait le point.

Questions climatiques

Les salariés du secteur de l’énergie montent au créneau et défendront ce mardi le tarif agent. Entendre ici un prix préférentiel sur l’électricité et le gaz que le gouvernement pourrait remettre en cause. Ce tarif concerne, selon des chiffres de BFMTV, 140 000 salariés et 160 000 retraités.

Le "dérèglement climatique" fait aussi grincer des dents. Une coalition rassemblant des étudiants, des syndicats de pompiers, d’infirmiers ou encore des associations de protection des animaux et de l’environnement vont notamment se réunir en début de soirée devant le ministère de l’Économie à Paris afin "d’exiger des moyens face au dérèglement climatique".

Budgets ultra-serrés

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, les salariés agacés du manque cruel de places d’enseignement, du "sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et de la recherche publique", dixit la CGT, et de l’insuffisance du nombre d’embauches seront aussi sur le terrain pour crier leur colère.

S’ajoutent à tous ces profils les professionnels de la santé et du social, qui s’insurgent face à la dégradation de leurs conditions de travail et des budgets toujours plus contraints, mais aussi les inspecteurs du travail. Comme le mentionne la CGT, ils manifesteront notamment "en soutien à Pierre et Benoît, deux inspecteurs du travail de l’Isère et représentants syndicaux" qui avaient fait l’objet d’une plainte pour "harcèlement" de leur hiérarchie et pourraient être révoqués.

Grogne policière

Les policiers, qui se sont déjà fait entendre lundi, poursuivent leurs manifestations. Ce mardi, un grand rassemblement est organisé par les syndicats de police pour réclamer plus de moyens et une revalorisation de leur condition de travail.

À Nîmes, une mobilisation avec dépôt symbolique de menottes est prévue devant l’hôtel de police. Après Montpellier et Béziers, certains vont aussi se faire entendre à Sète, Mende ou encore Perpignan "dans un contexte de disette budgétaire" et pour dénoncer "l’indécence avec laquelle (ils sont) traités".