thejournalofsierraleonestudies.com

Geekbench passe en version 7, et remet à plat sa façon de mesurer les performances

Primate Labs vient de lancer Geekbench 7, une nouvelle version de son célèbre outil de mesure des performances qui marque une évolution importante de sa méthodologie. Plus qu’une simple mise à jour, Geekbench 7 entend mieux refléter les usages inform...

Primate Labs vient de lancer Geekbench 7, une nouvelle version de son célèbre outil de mesure des performances qui marque une évolution importante de sa méthodologie. Plus qu’une simple mise à jour, Geekbench 7 entend mieux refléter les usages informatiques de 2026, avec une place désormais accordée à l’intelligence artificielle, au traitement multimédia et à la création de contenus.

Comme les précédentes versions, Geekbench 7 est disponible sur macOS, iOS, Windows, Linux et Android, et reste gratuit pour un usage personnel. En revanche, les résultats ne sont plus comparables à ceux de Geekbench 6. Les changements apportés aux tests, aux jeux de données et au calcul des scores rendent toute comparaison entre les deux générations de benchmark impossible. Voilà de quoi ressortir les vieilles bécanes (enfin, celles qui restent compatibles) pour relancer le bench. Pourquoi sortir prendre l’air l’été ?

L’une des principales nouveautés concerne le calcul des performances multicœurs. Jusqu’à présent, Geekbench exécutait l’ensemble de ses tests en mode multithread afin de solliciter tous les cœurs disponibles. Geekbench 7 adopte désormais une approche plus réaliste : seules les tâches qui sont effectivement multithreadées dans les logiciels du quotidien le sont également dans le benchmark. À l’inverse, des opérations comme le rendu HTML d’un navigateur restent principalement limitées à un ou quelques cœurs, comme c’est le cas dans la réalité. L’idée paraît au final logique : si dans le monde réel une utilisation n’est pas répartie sur plusieurs threads, alors le bench ne doit pas non plus être multithread.

Le benchmark évolue également pour tenir compte des nouveaux usages. Il ajoute des charges de travail liées à l’IA, au traitement d’images RAW, à l’étalonnage vidéo via des LUT, au ray tracing, à la simulation de fluides ou encore à l’encodage et au décodage de formats modernes comme AV1 et Opus. Les jeux de données utilisés sont aussi nettement plus volumineux afin de mieux représenter les fichiers et projets manipulés par les applications actuelles.

Les utilisateurs de cartes graphiques Nvidia (coucou Apple) profiteront par ailleurs d’une nouveauté importante : Geekbench 7 prend désormais en charge CUDA, en plus de Metal, OpenCL et Vulkan. Les Mac continueront naturellement à utiliser Metal pour les tests GPU.

Lors de ses premiers essais, AppleInsider a constaté qu’un même iPad Pro M4 obtenait des scores inférieurs sous Geekbench 7 par rapport à Geekbench 6. Le score monocœur passe ainsi de 3 719 à 3 197 points, tandis que le score multicœur recule de 13 635 à 12 959 points. Il ne s’agit évidemment pas d’une baisse des performances de l’appareil, mais simplement de la conséquence de la nouvelle méthodologie employée.

En pratique, Geekbench 7 marque surtout une évolution de philosophie. Longtemps centré sur des charges de travail relativement classiques, le benchmark tente désormais de coller davantage aux usages actuels des smartphones, tablettes et ordinateurs, où l’IA, le traitement multimédia et les applications de création occupent une place de plus en plus importante. Reste un petit conseil à donner à PrimateLabs : pour le moment, mieux vaut rester sur les bench de machines, et pas de LLM. Autant ne pas tenter le diable…

Des modèles d’OpenAI sont sortis tout seuls de leur bac à sable pour attaquer Hugging Face

Des modèles d’OpenAI sont sortis tout seuls de leur bac à sable pour attaquer Hugging Face