Gabon: un collectif d’associations dénonce le piratage de groupes WhatsApp
Au Gabon, la suspension des réseaux sociaux, décidée en février dernier, est toujours en vigueur. Cinq mois plus tard, les Gabonais sont obligés d’utiliser les VPN (réseaux privés virtuels) pour se connecter sur Facebook, WhatsApp, YouTube et autres. Malheureusement, un phénomène a surgi : le piratage des comptes Facebook et WhatsApp. Face à la recrudescence de ces actes de piratage, un collectif de cinq ONG et associations a animé, samedi 11 juillet, à Libreville, une conférence de presse pour
Au Gabon, la suspension des réseaux sociaux, décidée en février dernier, est toujours en vigueur. Cinq mois plus tard, les Gabonais sont obligés d’utiliser les VPN (réseaux privés virtuels) pour se connecter sur Facebook, WhatsApp, YouTube et autres. Malheureusement, un phénomène a surgi : le piratage des comptes Facebook et WhatsApp. Face à la recrudescence de ces actes de piratage, un collectif de cinq ONG et associations a animé, samedi 11 juillet, à Libreville, une conférence de presse pour dénoncer ces actes de piraterie numérique.
Publié le : 12/07/2026 - 20:27
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Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma
Collaborateur d’une haute personnalité gabonaise, Piter Manfoumbi est l’une des nombreuses victimes des pirates. Il y a une semaine, son WhatsApp a été détourné. L’intrus a pris le contrôle du forum dont il est lui-même l’administrateur.
« Celui qui m’a piraté est rentré dedans et s’est carrément permis d’écrire à mes « contacts » jusqu’à menacer de mort tous ceux qui lui répondaient mal », indique-t-il.
Le phénomène touche toutes les catégories sociales. Le collectif des associations qui a animé une conférence de presse, samedi, est convaincu que c’est l’usage massif des VPN (réseau privé virtuel) pour contourner la suspension des réseaux sociaux qui est à l’origine de ce désagrément.
« Les numéros qui piratent ces comptes ne sont pas des numéros gabonais. Ce sont des +580, +600 et poussières… et c’est à partir de là qu’ils piratent nos comptes », explique Patrice Thérence Mezui, porte-parole du collectif.
Le collectif a engagé des démarches judiciaires jusque-là infructueuses.
« Nous sommes d’abord allés à la Cour constitutionnelle. Elle s’est déclarée incompétente vu que c’est un acte administratif. Ensuite, nous sommes allés au tribunal de première instance. Ils se sont déclarés incompétents. Le seul recours qui nous reste aujourd’hui, c’est le Conseil d’État et nous sommes dans l’attente des conclusions du Conseil d’État », précise Patrice Thérence Mezui.
Aujourd’hui, le collectif demande la levée immédiate de la suspension des réseaux sociaux qui pénalise lourdement les populations.
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