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Futur Premier ministre, retraites, attaques de Gabriel Attal… Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Édouard Philippe sur BFMTV

Le candidat à la présidentielle a accordé un entretien à BFMTV ce dimanche 30 août à Tourcoing, en marge de la rentrée politique de Gérald Darmanin, l'un de ses soutiens.L'ex-Premier ministre et candidat à la p...

Le candidat à la présidentielle a accordé un entretien à BFMTV ce dimanche 30 août à Tourcoing, en marge de la rentrée politique de Gérald Darmanin, l'un de ses soutiens.

L'ex-Premier ministre et candidat à la présidentielle Édouard Philippe a accordé un long entretien à BFMTV ce dimanche 30 août, en marge de la rentrée politique de Gérald Darmanin à Tourcoing, qui soutient sa candidature.

• Des futurs ministres qui doivent avoir une "expérience du commandement"

"J'ai appris à ne jamais brûler les étapes", a répondu Édouard Philippe, interrogé sur la possibilité de nommer Gérald Darmanin, actuel garde des Sceaux, au poste de Premier ministre s'il venait à être élu président.

Édouard Philippe parvient-il à s’imposer en tant que candidat à l’élection présidentielle ?

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"Gérald Darmanin est membre du gouvernement, il est à sa tâche (...) Il a beaucoup de travail, j'ai indiqué que l'élection présidentielle qui s'annonce va forcément impliquer une recomposition partisane pour qu'une majorité puisse se dégager après l'élection. Il aura un rôle central dans cette recomposition", a-t-il assuré.

Quant aux ministres, ils doivent "pouvoir disposer d'une expérience du commandement", ils "doivent être des patrons d'administration qui savent commander, écouter (...) C'est ce que je veux réunir autour de moi", a-t-il détaillé.

• Être "beaucoup plus ferme" sur l'immigration

"On doit avoir une politique migratoire plus forte", a estimé Édouard Philippe. Sur Mayotte, où il est allé dans la semaine, "il y a une crise migratoire d'une intensité telle, avec de telles conséquences pour le territoire, qu'il est impératif de fermer l'ensemble des vannes de l'immigration". L'ex-chef du gouvernement veut donc "interdire, durant le quinquennat, les titres de séjour" sur l'archipel.

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Pour le territoire national, "la situation est différente: je ne veux pas interrompre la possibilité pour les étudiants étrangers de venir faire leurs études en France", a-t-il expliqué. Et "nous allons continuer à délivrer des titres de séjour en matière professionnel" pour les métiers "utiles pour le pays", comme les médecins, infirmiers, ingénieurs.

"Pour le reste, nous devons être beaucoup plus fermes, notamment sur comment sont interprétés les textes en matière de regroupement familial", a-t-il annoncé, se disant favorable à la dénonciation des accords de 1968 avec l'Algérie.

Évoquant une "relation extrêmement difficile" actuellement avec l'Algérie, l'ex-Premier ministre "ne voi(t) pas pourquoi les citoyens algériens seraient soumis à des conditions plus favorables que les autres étrangers".

• Un déficit public à "2% à la fin du quinquennat"

"Dans beaucoup d'entreprises, on constate beaucoup d'arrêts de travail de confort, qui déstabilisent l'entreprise et coûtent cher à la collectivité", a-t-il dénoncé, estimant qu'on "perd le sens de cette Sécurité sociale". Quant au chômage, "notre pays peut être plus compétitif, je pense qu'on peut réduire le taux".

"Je ne veux pas qu'on parle d'augmentation d'impôts, on ne raisonne pas par augmentation mais par une maîtrise de la dépense (...) à chaque fois qu'il faudra faire un choix, il faudra privilégier les actifs, qui doivent retrouver un intérêt financier", a-t-il encore déclaré.

Et sur la dette, "on peut remettre de l'ordre dans nos finances publiques, baisser le déficit (...) Je m'engage à ce que le déficit public arrive à la fin du quinquennat à 2%", a-t-il promis.

• Sur les retraites, "il faudra que chacun travaille un peu plus"

"Marine Le Pen propose une réforme qui coûte plus cher, c'est une façon curieuse de rétablir l'équilibre des comptes publics", a-t-il expliqué.

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Édouard Philippe a par ailleurs refusé de dire quel âge de départ il préconisait: "je le dirai le moment venu, j'essaye de trouver le meilleur calibrage possible". Mais "nous devons régler cette question des retraites et pour la régler il faudra que chacun travaille un peu plus", a-t-il assuré.

"Nous devons commencer à mettre en place un système de capitalisation obligatoire (...) nous pourrons faire évoluer ces règles en fonction de l'espérance de vie", a-t-il encore déclaré.

• L'appel à la droite et au centre: "commençons à travailler"

"Je pense que pour gagner, il faut que l'espace politique de la droite et du centre puisse se rassembler et c'est ce dont à quoi je travaille", a-t-il assuré, alors que l'idée d'une primaire continue de planer sur les candidats du bloc central.

Face aux critiques de Gabriel Attal, qui a pointé ses "idées d'il y a 20 ans", Édouard Philippe a décrit un homme qui a "beaucoup de talent". "À la fin nous allons devoir nous rassembler, je propose qu'on dirige nos traits vers nos adversaires (...) C'est plus important dans l'effort du rassemblement que les petites attaques, je ne me livre à aucune attaque sur quelqu'un de la droite et du centre", a-t-il assuré.

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Et "toute personne qui sortira de cette volonté de rassemblement exposerait les Français (...) On a vocation à travailler ensemble mais commençons, au lieu de nous regarder en chien de faïence", a-t-il appelé.

• Faire "confiance à la communauté éducative"

Édouard Philippe a assuré vouloir faire "de l'école une grande ambition, une priorité nationale". "Si on n'a pas une école qui fonctionne mieux, on ne sera pas plus grand, plus prospère demain", a-t-il souligné.

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Pour ce faire, il veut "mettre le paquet sur les petites classes, revenir au travail, au mérite, à l'excellence" et "ramener de la sérénité, de la dignité dans l'école". Cela passe par "mieux payer les professeurs et faire confiance à la communauté éducative, donner de la liberté à l'école".

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