Fusillade dans un collège d’Aubagne : il a tenté de bloquer son collège en marge des mobilisations lycéennes… L’adolescent suspecté d’être à l’origine des tirs a agi “par esprit de vengeance”
Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu lundi 12 octobre dans le collège Joseph-Lakanal d'Aubagne, blessant le principal et une enseignante. Armé d'un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare, il aurait agi par vengeance. Ses parents sont en garde à vue, l'enquête se poursuit pour tentatives d'assassinat.
Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu lundi 12 octobre dans le collège Joseph-Lakanal d'Aubagne, blessant le principal et une enseignante. Armé d'un fusil de chasse dissimulé dans un étui à guitare, il aurait agi par vengeance. Ses parents sont en garde à vue, l'enquête se poursuit pour tentatives d'assassinat.
Qu’est-il passé par la tête de cet adolescent de 14 ans, ce lundi 12 octobre, lorsqu’il est entré dans son collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, un fusil de chasse de calibre 12 dissimulé dans un étui à guitare, avant d’ouvrir le feu sur le principal de l’établissement et sur une enseignante ? D’après les premiers éléments de l’enquête révélés par franceinfo, le collégien soupçonné d’être l’auteur des tirs aurait agi "par esprit de vengeance". Selon une source proche du dossier citée par nos confrères, il n’avait pas de cible précise, mais ne souhaitait pas s’en prendre aux élèves.
Un élève en difficulté, connu de l'établissement
L’adolescent, scolarisé en classe de troisième, vivait mal sa scolarité. Décrit comme un élève perturbateur, il avait déjà été convoqué à plusieurs reprises par le collège Lakanal.
Un rendez-vous était par ailleurs prévu entre l’établissement et le père du jeune garçon, un ancien militaire et ancien tireur sportif. En cause : le collégien aurait été vu ces derniers jours en train de placer des poubelles devant le collège, afin de tenter de bloquer l’accès à l’établissement, en marge de la mobilisation lycéenne. Le jeune était toutefois inconnu des services de police.
Le jeune adhérant d'une mouvance radicale, le PNAT se saisi de l'affaire
Ce mardi 13 octobre, le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé se saisir de l'affaire. Dans un communiqué, le PNAT affirme que les premières investigations sur "l’exploitation des supports numériques du mineur mettent en évidence la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC) ainsi que l’inscription de l’action criminelle intervenue au sein de son établissement scolaire dans cette idéologie." Autrement dit, le collégien de 14 ans responsable de la fusillade aurait adhéré à une mouvance radicale en marge des faits qu’il a commis.
Dès lors, le PNAT reprend l’affaire en main et requalifie l’enquête pour des "chefs de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes et infractions à la législation sur les armes, en relation avec une entreprise terroriste."
Les parents du suspect en garde à vue
Lundi, peu après 9 heures, le suspect a tiré "à une ou deux reprises dans les espaces communs du premier étage", blessant le principal du collège et une professeure, présents dans le couloir, selon le parquet de Marseille. Tous deux ont été touchés aux membres inférieurs et transportés à l’hôpital. Leur pronostic vital n’est pas engagé.
Le jeune garçon s’est ensuite rendu au deuxième étage, où il a tiré à deux reprises : une première fois devant une professeure, en direction du sol, puis une seconde fois à l’intérieur d’une salle de classe occupée, le tir atteignant le tableau. Cette fois-ci, aucun élève ni enseignant n’a été blessé, mais tous ont été "fortement choqués". L’adolescent a été interpellé et placé en garde à vue. Une enquête pour "tentatives d’assassinat" a été ouverte par le parquet de Marseille.
Depuis les faits, les parents de l’élève ont également été placés en garde à vue, selon une information du Figaro. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si le père détenait toutes les autorisations nécessaires pour posséder l’arme utilisée lors de la fusillade. L’arme, un fusil de chasse de calibre 12, aurait appartenu au père du suspect.