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L’enquête sur Crans-Montana surcharge la police valaisanne

Sept mois après le drame de Crans-Montana, la procédure judiciaire mobilise encore fortement la police cantonale valaisanne. Cette surcharge a contraint les forces de l'ordre à revoir leurs priorités, avec des conséquences déjà visibles sur le terrain, explique le commandant de la police valaisanne Frédéric Gisler jeudi dans La Matinale.

Sept mois après le drame de Crans-Montana, la procédure judiciaire mobilise encore fortement la police cantonale valaisanne. Cette surcharge a contraint les forces de l'ordre à revoir leurs priorités, avec des conséquences déjà visibles sur le terrain, explique le commandant de la police valaisanne Frédéric Gisler jeudi dans La Matinale.

"La procédure, ou en tout cas les actes d’enquête qui sont menés, mobilisent fortement notre personnel", relève Frédéric Gisler, commandant de la police cantonale valaisanne depuis le 1er janvier 2026, sur les ondes de la RTS.

La police est chargée notamment d’établir les faits dans le cadre de la procédure du Constellation sous la conduite du Ministère public. Les enquêteurs analysent les preuves, exploitent les données numériques et procèdent aux auditions.

Nous avons renoncé à certaines interventions préventives dans la rue

Une mobilisation qui a des répercussions importantes sur les autres missions de la police cantonale. L'engagement de nombreux effectifs sur ce drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés le 1er janvier dernier, a entraîné une "surcharge de travail" et contraint le corps de police à "revoir ses priorités", explique Frédéric Gisler.

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Des mesures préventives réduites sur le terrain

Ainsi, certaines interventions préventives dans l’espace public ont été réduites, relève Frédéric Gisler. "Nous avons notamment renoncé à certaines interventions préventives dans la rue et les conséquences, malheureusement, ne se sont pas faites attendre."

Selon lui, cette baisse de la présence policière préventive a notamment été suivie d’une augmentation du trafic de stupéfiants dans la rue et d’une hausse de la violence, particulièrement dans les gares au printemps.

Nous avons observé une augmentation de la criminalité

Le commandant évoque également une augmentation des accidents de la circulation, même si ceux-ci n’ont heureusement pas été particulièrement graves, qu’il attribue en partie à une diminution de la présence policière sur le terrain.

Une criminalité déjà en hausse en Valais

Au-delà des conséquences liées à Crans-Montana, Frédéric Gisler décrit un contexte sécuritaire plus large sous tension, en lien, selon lui, avec la forte croissance démographique dans le canton.

"Nous avons observé une augmentation de la criminalité: plus 4% des infractions au Code pénal", affirme-t-il. Le trafic de stupéfiants figure parmi les préoccupations majeures de la police, notamment en raison des violences qu’il peut générer. Le commandant indique que les brigandages ont augmenté de 21% l’année dernière et rappelle qu’un meurtre s’est produit à la gare de Monthey en lien avec le trafic de stupéfiants.

Mais la drogue n’est pas le seul défi. Les violences domestiques et les atteintes à l’intégrité sexuelle occupent également une place importante dans l’activité policière.

Pour le commandant, l'un des grands enjeux des prochaines années sera de parvenir à assurer l'ensemble des missions de la police cantonale malgré des ressources limitées. "Ma responsabilité aujourd’hui, c'est de faire toujours mieux avec l’effectif qui est le mien", estime-t-il.

Propos recueillis par Adrien Krause

Adaptation web: hkr