France – Espagne : sommet pour une finale, messieurs envoyez-nous du rêve !
La première demi-finale du Mondial propose une affiche de rêve ce mardi à Dallas entre la France, l’équipe qui fait la plus forte impression depuis le début, et l’Espagne, championne d’Europe en titre. Face à l’éternelle force collective de la Roja, les Bleus opposent cette fois une attaque de feu et de la confiance. L’espoir est grand en ce jour de Fête nationale.
La première demi-finale du Mondial propose une affiche de rêve ce mardi à Dallas entre la France, l’équipe qui fait la plus forte impression depuis le début, et l’Espagne, championne d’Europe en titre. Face à l’éternelle force collective de la Roja, les Bleus opposent cette fois une attaque de feu et de la confiance. L’espoir est grand en ce jour de Fête nationale.
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Célébrer le 14 Juillet en jouant au foot à l’autre bout du monde, fêter la prise de la Bastille au pays des cow-boys, le Stetson à la main, avouez que ce n’est pas commun. Et c’est pourtant ce destin américain que s’est choisi la France en quittant, dimanche, son nid de Boston à la culture si britannique, pour rejoindre le Texas, son pétrole, ses tornades et le Far West.
Sacré voyage, surtout pour un tel défi. C’est là, à Dallas, géante de l’Amérique profonde, que l’équipe de Didier Deschamps a rendez-vous pour son premier gros défi du Mondial ce mardi face à l’Espagne, le champion d’Europe et son grand rival des vingt dernières années. C’est un sommet, un choc à tous points de vue. Ce qui fait d’ailleurs dire aux États-Unis que c’est une finale avant l’heure.
Un jour à faire briller les couleurs
Pour les Bleus, ce 14 juillet à Dallas ne ressemble à aucun autre. C’est un jour à faire briller les couleurs, ou plutôt à continuer de les faire briller comme c’est le cas depuis le premier match face au Sénégal (3-1), le 16 juin à New York. Un mois plus tard, l’équipe a plus que confirmé. Elle s’est mise en valeur aux yeux du monde, a séduit par son jeu, a écrasé la concurrence auprès du public américain en vendant un maximum de maillots. Et elle s’est surtout mise en situation de s’offrir une troisième finale consécutive pour tenter d’aller chercher la troisième étoile.
C’est son objectif ultime. Et elle y croit très fort cette équipe qui s’est surnommée « les méchants » pour ne craindre personne tout en forçant les autres à croire en elle. Ce qui a tellement bien fonctionné qu’aujourd’hui, tout le monde la voit soulever le trophée.
Pour les Bleus, qui ne rêvent que de ça, en ce jour décisif, c’est donc le moment de porter son effort. Le moment est venu d’associer les actes aux promesses et d’élever encore le niveau de jeu, car c’est bien sûr maintenant que le plus dur arrive.
Donnés parmi les favoris au départ, la France et l’Espagne se retrouvent là où on les attendait, mais sans qu’on soit cette fois en mesure de dire qui a l’avantage sur l’autre. Deux ans après la demi-finale de l’Euro, où les Bleus n’avaient pas pu freiner la Roja en route pour le titre (2-1), les hommes ont parfois changé, mais ce sont surtout les états de forme qui ont changé. À l’Euro, l’Espagne était irrésistible avec sa base collective et ses deux flèches sur les côtés Nico Williams et Lamine Yamal. Aujourd’hui, les deux hommes sont loin de ce niveau-là après avoir été blessés au printemps. Williams est remplaçant, Yamal est un volcan à demi endormi, dont on redoute le réveil mais qui peine à être décisif (un but en 6 matchs).
Chez les Bleus, au contraire, la dynamique est différente. Alors que l’Euro était une fin de cycle offensif, avec un Antoine Griezmann essoré et une profonde déprime pour Kylian Mbappé et son nez cassé, l’équipe joue aujourd’hui avec quatre vrais attaquants en pleine possession de leurs moyens (Ousmane Dembélé, Michael Olise, Kylian Mbappé, Désiré Doué ou Bradley Barcola). Et son visage a changé.
Un parcours similaire
Dans ce match où le rapport de force est incertain, la clef sera sans doute de réussir à être soi-même tout en contenant les talents de l’autre. La France va redouter le réveil de Yamal bien sûr mais aussi la qualité des mouvements et la liaison entre Dani Olmo et Mikel Oyarzabal. L’Espagne, elle, n’en mène pas large face à quatre vrais buteurs capables de faire la différence à tout moment.
Pour la France et l’Espagne, ces retrouvailles sont aussi marquées par un parcours un peu similaire. Les deux équipes s’apprêtent à se mesurer sans avoir été réellement mises en danger jusque-là. Elles n’ont pas eu beaucoup à défendre, à chasser le score, à devoir vraiment donner le meilleur d’elles-mêmes. Et c’est ce qu’elles doivent réussir l’une et l’autre cette fois pour le sommet de jeu attendu, qui promet beaucoup d’intensité dans les conditions du stade couvert et climatisé d’Arlington. Cette fois, c’est sûr, c’est un bras de fer. Et il n’en restera qu’un.
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