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Florence Foresti : au cinéma, elle a débuté avec cet échec commercial devenu un film culte

On retrouve Florence Foresti ce soir sur M6 dans Le Maillon faible spécial célébrités, aux côtés de Bernard Campan, Bérangère Krief, Camille Combal, Marc Lavoine et Julie Gayet. Le célèbre jeu, autrefois diffus...

On retrouve Florence Foresti ce soir sur M6 dans Le Maillon faible spécial célébrités, aux côtés de Bernard Campan, Bérangère Krief, Camille Combal, Marc Lavoine et Julie Gayet. Le célèbre jeu, autrefois diffusé sur TF1, réunit deux équipes de huit personnalités qui s'affrontent autour de questions de culture générale afin de récolter des fonds pour une association.

À la fin de chaque manche, le candidat le moins performant est éliminé jusqu'au duel final. Une soirée qui rappelle combien l'humoriste est devenue incontournable.

Pourtant, ses premiers pas au cinéma ne se sont pas faits sous les meilleurs auspices. En 2006, elle faisait ses débuts dans Dikkenek, une comédie belge devenue culte... après avoir été un véritable échec commercial.

Un premier rôle au cinéma dans un ovni belge

Lorsque Florence Foresti tourne Dikkenek, elle est déjà en pleine ascension grâce à ses sketchs dans On a tout essayé. Son humour fait mouche et son spectacle rencontre un immense succès. Le cinéma décide alors de lui ouvrir ses portes.

Le réalisateur Olivier Van Hoofstadt lui confie le rôle de Laurence Cochet, une commissaire de police au caractère explosif. Le personnage, volontairement excessif, s'inscrit parfaitement dans l'univers absurde du film. Face à elle, le casting est impressionnant : François Damiens, Jean-Luc Couchard, Dominique Pinon, Marion Cotillard, Mélanie Laurent ou encore Jérémie Renier.

Sorti le 21 juin 2006, Dikkenek raconte les aventures d'une galerie de personnages tous plus extravagants les uns que les autres. Son titre désigne d'ailleurs, dans le parler bruxellois, une "grande gueule", un vantard persuadé de tout savoir. Un esprit décalé qui tranche avec les comédies françaises de l'époque.

Le film bénéficie même d'un producteur prestigieux, Luc Besson, via EuropaCorp. Avec un budget de près de 4 millions d'euros, les ambitions sont réelles. Mais le public ne répond pas présent lors de sa sortie en salles.

Un flop au box-office avant une spectaculaire revanche

À sa sortie, Dikkenek passe presque inaperçu. En France, il ne totalise qu'environ 123 000 entrées et des recettes très éloignées de son budget. Les critiques sont elles aussi très partagées.

Certains reprochent au film son humour outrancier et sa vulgarité assumée. D'autres saluent au contraire son ton totalement déjanté et la liberté de ses dialogues. Ce contraste contribue d'ailleurs à alimenter sa réputation auprès des spectateurs.

La véritable renaissance intervient quelques mois plus tard. Grâce à sa sortie en DVD, le long-métrage trouve enfin son public. Les répliques deviennent virales bien avant l'ère des réseaux sociaux. Les scènes sont partagées, répétées entre amis et diffusées à l'infini sur Internet.

Au fil des années, Dikkenek acquiert un statut de film culte. Beaucoup le découvrent loin des salles obscures et tombent sous le charme de son humour absurde, de ses personnages excessifs et de ses dialogues devenus mythiques. Le réalisateur a d'ailleurs toujours expliqué qu'il ne souhaitait pas réaliser une suite, estimant avoir fait le tour de cet univers.

Une expérience fondatrice pour Florence Foresti

Même si Dikkenek ne rencontre pas immédiatement le succès espéré, cette première expérience marque une étape importante dans la carrière de Florence Foresti. Elle découvre le jeu devant une caméra de cinéma et prouve qu'elle peut exister au sein d'une distribution prestigieuse.

La suite lui donnera raison. Dès les années suivantes, elle multiplie les rôles dans Détrompez-vous, Mes amis, mes amours, King Guillaume, puis surtout Hollywoo, dont elle partage l'affiche avec Jamel Debbouze. Elle enchaîne ensuite Barbecue, À fond, De plus belle, Lucky ou encore Le Bonheur des uns..., alternant comédies populaires et projets plus sensibles.

En parallèle, elle poursuit une carrière exceptionnelle sur scène. Ses spectacles Florence Foresti fait des sketches, Mother Fucker, Madame Foresti, Épilogue puis Boys Boys Boys remplissent les plus grandes salles françaises et confirment son statut de figure majeure de l'humour.

Avec le recul, Dikkenek apparaît comme un drôle de paradoxe. Ce qui devait être un succès immédiat est devenu un phénomène sur la durée. Pour Florence Foresti, ce premier film reste le point de départ d'une riche carrière au cinéma. Et pour toute une génération de spectateurs, cette comédie belge demeure l'un des films les plus cités et les plus regardés de ces vingt dernières années, preuve qu'un échec commercial peut parfois finir par entrer dans la légende.

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