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Flénu : Contrôlé deux fois sur le même parking, il avait des armes dans sa voiture

Deux battes de baseball lors d'un premier contrôle, puis un coup-de-poing américain trois mois plus tard : un jeune homme se retrouve devant le tribunal correctionnel de Mons. Son explication n'a guère convaincu.

Il y a des parkings qui attirent davantage l'attention de la police que d'autres. À Flénu, l'un d'eux serait régulièrement le théâtre, une fois la nuit tombée, de trafics en tous genres. Les patrouilles de police ont donc pris l'habitude d'y faire un petit détour.

Le 14 décembre, vers 0h40, les policiers y remarquent une voiture stationnée, moteur tournant. À son bord, le conducteur paraît particulièrement stressé. De quoi éveiller les soupçons des agents, qui décident de procéder à un contrôle du véhicule.

Pas de drogue à l'intérieur. En revanche, les policiers découvrent deux battes de baseball. L'affaire aurait pu en rester là. Mais trois mois plus tard, le 11 mars, les policiers retombent sur… le même véhicule, stationné au même endroit.

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Nouvelle fouille et nouvelle découverte. Cette fois, plus question de battes : les policiers mettent la main sur un coup-de-poing américain. Et juridiquement, l'objet est autrement plus problématique puisqu'il s'agit d'une arme prohibée.

Pas un délinquant notoire

Le parquet avait pourtant offert une porte de sortie au jeune homme en lui proposant une transaction pénale. Mais celle-ci n'a pas été payée. Résultat : le voilà désormais devant le tribunal correctionnel, où les faits poursuivis sont passibles d'une peine de niveau 3, pouvant aller de trois à cinq ans d'emprisonnement.

Le ministère public ne réclame toutefois pas nécessairement une sanction aussi lourde. Né en 1992, le prévenu n'a aucun antécédent judiciaire et n'a plus fait parler de lui depuis ces faits. Des circonstances atténuantes et une mesure de faveur peuvent donc être envisagées.

Reste son explication. Pour justifier la présence de ces objets dans sa voiture, le jeune homme affirme qu'il venait de déménager et qu'il n'avait tout simplement pas encore eu le temps de les ranger. Une version qui peine manifestement à convaincre les autorités judiciaires, surtout après deux contrôles espacés de près de trois mois.