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« Fini la déchetterie » : ce tas de branchages monté en un après-midi sauvera les hérissons du gel

À l’heure où le jardin se vide avant les premières gelées, un simple tas de branchages peut changer le sort des hérissons et oiseaux du quartier. Où l’installer et comment le monter en une après-midi sans défigurer votre extérieur ?

Publié le 15/10/26 à 07:30Par Claire Garnier

À l’heure où le jardin se vide avant les premières gelées, un simple tas de branchages peut changer le sort des hérissons et oiseaux du quartier. Où l’installer et comment le monter en une après-midi sans défigurer votre extérieur ?

À l’automne, on taille, on ratisse… et le jardin paraît enfin propre. Pendant ce temps, la faune du jardin cherche en urgence un coin sûr pour passer l’hiver. Quand le gel tombe d’un coup, beaucoup d’animaux n’ont plus aucun abri.

Bonne nouvelle : avec un simple tas de branchages, installé en un après-midi avec vos tailles de saison, ce décor “propre” se transforme en refuge hivernal. Sans bricolage compliqué ni budget, ce micro-habitat offre abri et nourriture aux petits habitants du jardin, à condition de bien le placer.

Pourquoi ce tas de branchages aide vraiment la faune du jardin

Un tas de branchages, ou tas de bois mort, est un amas de grosses et petites branches mêlées à des feuilles mortes et laissé en place. Entre les morceaux de bois se forment des cavités qui coupent le vent et gardent un peu de chaleur. Pour le hérisson d’Europe, les petits rongeurs ou les rougegorges, c’est un gîte parfait.

Les associations comme la LPO ou l’Office français de la biodiversité encouragent à garder du bois mort au sol, car il abrite aussi amphibiens, reptiles discrets comme l’orvet fragile et insectes utiles. Installé avant les premières nuits proches de 0 °C, ce refuge laisse le temps aux animaux de le repérer et de s’y installer pour tout l’hiver.

Où l’installer et comment le monter en un après-midi

Choisissez un coin calme du jardin, peu fréquenté par les enfants, les chiens et la tondeuse. L’idéal : le pied d’une haie champêtre, un angle ombragé près d’un grand arbuste ou le long d’un mur qui fera brise-vent. Évitez les creux qui se gorgent d’eau et les zones détrempées.

Pour la construction, posez d’abord au sol les plus grosses branches en les croisant, comme un caillebotis, pour créer des vides dessous. Ajoutez ensuite des branches moyennes puis des tiges plus fines, toujours sans tasser afin de garder des cavités. Terminez par une couverture de feuilles mortes, en laissant une ou deux entrées dégagées. Utilisez uniquement du bois brut non traité.

✨ L’astuce validée par la rédaction

Efficacité

9/10

Temps de mise en place

1 après-midi

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

En croisant les branches sans les tasser, le tas crée des cavités isolantes où l’air circule peu et où s’abritent insectes, oiseaux insectivores et hérissons.

💡

Le petit plus : Placez le tas légèrement en pente, plus haut côté vent : l’air froid glissera vers le bas, loin des abris.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : Brûler ou déplacer le tas en hiver revient à détruire le refuge possible d’un

hérisson protégé ou d’amphibiens endormis.

Entretenir le refuge et éviter les fausses bonnes idées

Une fois le tas installé, la meilleure chose à faire est de le laisser tranquille jusqu’au printemps. Ne le déplacez pas et n’y enfoncez pas d’outils ou de fourche.

Au fil des saisons, contentez-vous d’ajouter quelques nouvelles branches par-dessus et de laisser un peu de feuilles et de tiges à graines autour pour prolonger l’abri.

En bref