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Mondial 2026 : l’Espagne et l’Argentine reines des fins de match

Les buts dans le dernier quart d'heure ont été particulièrement nombreux dans cette Coupe du Monde. Des instants que l'Espagne et l'Argentine ont maîtrisé à merveille pour atteindre la finale.

Les buts dans le dernier quart d'heure ont été particulièrement nombreux dans cette Coupe du Monde. Des instants que l'Espagne et l'Argentine ont maîtrisé à merveille pour atteindre la finale.

La victoire sur le fil de l'Argentine face à la Suisse n'est pas une exception dans ce Mondial, mais plutôt une marque de fabrique: les hommes de Lionel Scaloni ont marqué neuf de leurs onze buts dans la phase à élimination directe à partir de la 79e minute de jeu.

Malmenée, parfois au bord de l'élimination, l'Albiceleste a répété le même scénario à chaque tour, pour se défaire successivement du Cap-Vert, de l'Egypte, de la Suisse et de l'Angleterre.

Jamais dos au mur, l'Espagne a elle inscrit trois de ses huit buts après la 87e minute depuis les seizièmes de finale et s'est découvert un "super-sub" en la personne de Mikel Merino. L'attaquant d'Arsenal a marqué le but de la victoire face au Portugal et face à la Belgique quelques minutes seulement après être entré en jeu en toute fin de match.

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Les deux finalistes ont illustré une tendance marquante de ce Mondial: des matchs indécis jusqu'au bout, ponctués de retournements de situation. Sur l'ensemble des matchs dans la phase à élimination directe, plus d'un tiers des buts sont survenus à partir de la 76e minute.

Conséquence directe, les buts décisifs pour décrocher une victoire ou une égalisation sont survenus en moyenne à la 75e minute. Durant la phase de groupe, les goals décisifs ont eu lieu à la 50e minute.

Les filets ont beaucoup tremblé

Une chose est sûre, il n'a pas fallu attendre les fins de match pour admirer des buts dans cette Coupe du Monde. Avec une moyenne de 2,91 réalisations par match (avant les deux dernières rencontres), la cuvée 2026 a offert un spectacle jamais vu depuis plus de 50 ans.

Il faut en effet remonter à la Coupe du Monde 1970 au Mexique pour trouver une trace d'un tournoi plus prolifique. Sous l'impulsion du "Bomber" Gerd Müller et de ses dix buts, presque trois goals par match (2,97) ont alors été célébrés dans les stades mexicains.

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Mais c'est du côté de la Pontaise et des Charmilles que les spectateurs ont vu le plus de buts. Lors du Mondial 1954 organisé en Suisse, la moyenne à peine croyable de 5,38 réalisations par match a été atteinte. Signe d'une époque révolue dans le football, la Suisse avait subi une défaite 7 à 5 contre l'Autriche en quarts de finale, durant laquelle neuf buts ont été marqués entre la 16e et la 39e minute.

Il n'y aura certainement pas un tel feu d'artifice offensif dimanche entre l'Argentine et l'Espagne. Mais le suspense sera total jusqu'au coup de sifflet final.

Cyrille Gay-Crosier