Fibre Excellence : “Cela paie de se mobiliser et de se battre pour notre usine”… soulagement et espoir pour les salariés après l’annonce d’un nouveau sursis de trois mois
Le sursis judiciaire de trois mois accordé ce mardi à l'usine papetière Fibre Excellence par le tribunal de commerce de Toulouse relance l'espoir de reprise des salariés du site de Saint-Gaudens, au sud de la Haute-Garonne. Un groupe portugais étudie désormais la relance du site. Les salariés estiment que l'usine peut fonctionner et que le délai permet "de laisser le temps de présenter un projet solide".
l'essentiel Le sursis judiciaire de trois mois accordé ce mardi à l'usine papetière Fibre Excellence par le tribunal de commerce de Toulouse relance l'espoir de reprise des salariés du site de Saint-Gaudens, au sud de la Haute-Garonne. Un groupe portugais étudie désormais la relance du site. Les salariés estiment que l'usine peut fonctionner et que le délai permet "de laisser le temps de présenter un projet solide".
À peine sortis du tribunal de commerce de Toulouse, les délégués syndicaux des salariés de Fibre Excellence ont partagé la nouvelle : "Le procureur a requis trois mois de plus pour que l'offre du papetier soit étudiée." Sur le site commingeois, c'est une victoire. "Il ne faut rien lâcher", lance Nicolas Brunel, délégué syndical.
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Si les salariés ont applaudi cette annonce, c'est qu’ils partagent tous une ambition commune : "Retourner au travail le plus tôt possible", assure Caroline. Elle ajoute : "C'est très éprouvant d'attendre pendant plusieurs mois qu'une décision soit prise. On s'épuise, mais nous avons de la chance : il y a eu très peu de démissions. Je sais que nous sommes capables de redémarrer et d'être rentables. Ce serait du gâchis si, dans trois mois, le projet n'était pas accepté."
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Ballottés de report en report, les salariés voient en cette décision une lueur d'espoir : "Cela redonne un coup de boost et laisse le temps de présenter un projet solide." ajoute Damien. C'est en effet un groupe papetier portugais qui s'intéresse désormais à l'usine, en partenariat avec la société Sacoma. Sébastien Oustric détaille : "Le papetier doit encore proposer son projet. Nous continuerons de mettre la pression pour que la situation se résolve avant le début de l'hiver."
Quid de la reprise ? "L'usine peut fonctionner, nous faisons des maintenances régulières, il ne manque que le feu vert", poursuit Sébastien Oustric. L'arrivée de ce papetier européen rassure les employés, qui louent "sa connaissance du secteur d'activité et des enjeux sur le territoire".
Après une première mise à l'arrêt en octobre dernier, les salariés restent mobilisés depuis près d'un an. "Le combat est dur, mais quand on lutte, on obtient des réponses des élus ou de la Région. Cette usine est essentielle pour le territoire", concluent les délégués.