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Femme agressée avec un spray inflammable à Marseille : le lycéen de 15 ans mis en examen pour “acte de barbarie” et placé en détention provisoire

Un adolescent de 15 ans a été mis en examen pour "acte de barbarie" et placé en détention provisoire à Marseille, dimanche 4 octobre. Il est soupçonné d’avoir actionné un spray enflammé sur le visage d’une auxiliaire de vie de 40 ans, lors de manifestations lycéennes.

Un adolescent de 15 ans a été mis en examen pour "acte de barbarie" et placé en détention provisoire à Marseille, dimanche 4 octobre. Il est soupçonné d’avoir actionné un spray enflammé sur le visage d’une auxiliaire de vie de 40 ans, lors de manifestations lycéennes.

L’adolescent de quinze ans et demi soupçonné d’avoir actionné un spray enflammé sur le visage d’une passante à Marseille, en marge des manifestations lycéennes, a été mis en examen ce dimanche 4 octobre pour "acte de barbarie" et placé en détention provisoire, a annoncé le procureur.

"À l’issue de sa mise en examen et du débat devant le juge des libertés et de la détention, le mineur, conformément aux réquisitions du parquet, a été placé en détention provisoire à l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille", a indiqué dans un communiqué Nicolas Bessone, procureur de la deuxième ville de France.

Une vidéo de l’agression, qui s’est déroulée jeudi 1er octobre matin sur une place de Marseille, a circulé sur les réseaux sociaux. Elle montre la femme de 40 ans, auxiliaire de vie, s’interposer au moment où un groupe tente de fracasser un abribus "dans un contexte de manifestations lycéennes aux abords du lycée Colbert", indique le parquet.

Visage masqué, le mineur s’avance alors vers la femme et projette "en direction de son visage un spray qu’il enflammait à l’aide d’un briquet", selon la source.

Le communiqué précise que l’adolescent est élève au lycée Colbert, "en seconde service d’aide à la personne", et rappelle qu’il était inconnu des services de police et de justice.

Il a été interpellé vendredi dans le cadre d’une enquête pour "violences avec ITT inférieure ou égale à huit jours" aggravées de trois circonstances (avec arme, visage dissimulé et envers une personne chargée d’une mission de service public), indique BFMTV.

Placé en garde à vue, il "reconnaissait immédiatement les faits et, en saisissant la portée, exprimait de profonds regrets", précise encore le parquet.

Interrogée par BFM, la victime, soignée pour des brûlures au visage, a raconté avoir tenté de dissuader un groupe de jeunes filles qui voulait fracasser l’abribus.

"Je leur ai dit : 'Mais qu’est-ce que vous faites, vous n’allez rien casser du tout, allez manifester'", a-t-elle dit dans un entretien diffusé samedi soir.

"Je ne m’attendais pas à une telle violence", a-t-elle témoigné. "Voir un gamin qu’on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement, qui vous vise délibérément au visage… Il n’a pas visé les habits, il n’a pas visé les jambes. Il m’a visé au visage. Pourquoi ?"

Elle ne souffrirait pas de séquelles apparentes.