“Facho, raciste”: le maire de Périgueux visé par des tags injurieux inscrits sur sa maison et à la mairie contre la tenue de banquets du Canon Français
Le maire Michel Cadet (Horizons) estime qu'une "ligne rouge a été franchie" avec ces actes délictueux. "Rien ne peut justifier que le débat public bascule dans l'intimidation, l'invective ou l'attaque personnelle", juge-t-il.
"Facho, raciste": le maire de Périgueux visé par des tags injurieux inscrits sur sa maison et à la mairie contre la tenue de banquets du Canon Français
Publié aujourd'hui à 12h18
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Un maire porte une écharpe tricolore lors du 100e congrès des maires de l'Association des maires de France, le 21 novembre 2017 à Paris (ILLUSTRATION) - JACQUES DEMARTHON
Le maire Michel Cadet (Horizons) estime qu'une "ligne rouge a été franchie" avec ces actes délictueux. "Rien ne peut justifier que le débat public bascule dans l'intimidation, l'invective ou l'attaque personnelle", juge-t-il.
Le maire Horizons de Périgueux (Dordogne), Michel Cadet, s'est exprimé, ce vendredi 11 septembre, après la découverte de tags injurieux sur sa maison et sur la façade de l'hôtel de ville. Selon plusieurs photographies, on peut lire les termes "facho", "Cadet collabo" ou "raciste" inscrits à l'encre noire.
"Cette fois une limite a été franchie: la dégradation de mon domicile constitue un acte grave qui ne peut être banalisé", a tancé l'édile, dans un communiqué sur sa page Facebook.
Pour l'élu, qui comprend qu'"être maire expose à la critique (...) légitime", "s'en prendre au domicile d'un élu, c'est franchir une frontière qui doit rester infranchissable: celle qui sépare la confrontation démocratique de l'intimidation personnelle", a-t-il poursuivi.
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"Un maire est un élu de proximité. Mais derrière l’élu, il y a aussi une personne, une famille et un foyer qui doivent être respectés", a également écrit l'élu qui "condamne donc avec la plus grande fermeté les actes commis à (son) domicile et sur plusieurs sites municipaux".
Des banquets du Canon Français à l'origine des injures
Selon ICI Dordogne, les tags trouvent leur origine dans trois banquets du Canon Français, qui doivent avoir lieu du 23 au 25 octobre prochain. Après avoir été empêchée par la mairie de Bergerac, l'organisation avait trouvé une solution alternative en délocalisation les événements sur la commune Périgueux.

Pour rappel, le Canon Français est la cible de vives critiques de la part des mouvements de gauche. En effet, ceux-ci déplorent la main mise du milliardaire ultra-conservateur Pierre-Édouard Stérin et accusent ces festivités de faire la promotion de valeurs nationalistes et discriminatoires.
Mais ces critiques n'atteignent pas Michel Cadet, qui assure que ces inscriptions injurieuses "ne modifieront ni (ses) convictions, ni les décisions (qu'il prendra) lorsqu’elles paraîtront nécessaires à l’intérêt de notre commune". Il assure également qu'il "(continuera) à exercer (son) mandat avec calme, détermination et responsabilité".
"Je fais confiance à la police et à la justice pour établir les faits et déterminer les responsabilités. Les auteurs de ces dégradations auront à répondre de leurs actes devant les autorités compétentes", a-t-il ajouté.
Une enquête ouverte
Plusieurs élus du territoire ont apporté leur soutien à Michel. C'est le cas de son prédécesseur, l'ancien maire socialiste de Périgueux Émeric Lavitola, qui "condamne sans réserve les dégradations commises sur les murs de l'Hôtel de ville de Périgueux et au domicile du maire", même si "ces agissements ne doivent pas servir à détourner le débat de fond".

Élus menacés, mairies vandalisées... stop aux violences ? - 20/03
29:10
Même son de cloche pour la sénatrice PCF du département, Marie-Claude Varaillas, qui a fait part de son "indignation" dans un communiqué sur Facebook. "Quelles que soient les divergences politiques, s'en prendre à un élu de la République dans l'exercice de son mandat, et jusque dans sa vie privée, est inacceptable. De tels actes n'ont pas leur place dans le débat démocratique", a-t-elle rappelé.
Ce n'est pas la première fois que le maire de Périgueux est la cible de menaces et d'injures. L'ancienne édile Delphine Labails, élue en 2020, avait démissionné de son poste en avril 2025 du fait d'un "épuisement professionnel" causé par "un déferlement de menaces, d'insultes" et de "tentatives d'intimidations" sur les réseaux sociaux.
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ICI Dordogne confirme enfin que le commissaire de police, des enquêteurs ainsi que la police technique et scientifique se sont rendus sur les lieux où les tags ont été inscrits, vendredi, pour effectuer des premières constatations. Une enquête a été ouverte, tandis que les tags ont été effacés par des agents techniques de Périgueux.
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