Fabriquer plutôt qu’acheter: à Wavre, Ernesst mise sur le “fait maison” pour ses tiny houses
À l'heure où de nombreux exploitants touristiques commandent leurs tiny houses auprès de fabricants spécialisés, l'équipe d'Ernesst a fait un choix différent: elle conçoit, fabrique et installe ses propres hébe...
À l'heure où de nombreux exploitants touristiques commandent leurs tiny houses auprès de fabricants spécialisés, l'équipe d'Ernesst a fait un choix différent: elle conçoit, fabrique et installe ses propres hébergements. Un parti pris qui permet à cette entreprise belge de maîtriser chaque étape du projet, de la conception à l'installation, tout en revendiquant une approche plus artisanale.
Les cabanes d'Ernesst s'inscrivent dans la tendance des hébergements insolites qui séduisent de plus en plus de voyageurs en Belgique. À la recherche de déconnexion et d'un retour à la nature, les visiteurs – principalement des couples âgés de 20 à 70 ans – viennent y profiter d'un séjour hors du quotidien. La clientèle provient notamment de Belgique, mais aussi de France et d'Allemagne.
De la conception à l'assemblage
Derrière ces logements installés au cœur de la nature se trouve un véritable atelier, situé à Wavre, où le bois, le métal et le savoir-faire prennent forme avant l'arrivée des premiers visiteurs.
Chez Ernesst, chaque hébergement est entièrement réalisé en interne: conception, fabrication, assemblage et finitions sont assurés par les équipes de l'entreprise. Cette maîtrise permet d'adapter chaque cabane aux contraintes des terrains, aux attentes de propriétaire et à l'expérience souhaitée par les voyageurs.
À l'origine du projet Ernesst se trouve Nicolas Delens, un jeune entrepreneur belge de 27 ans spécialisé dans l'hébergement insolite. Il vient d'inaugurer sa quatrième tiny house, baptisée "Simone", à Huldenberg. Comme les précédentes, elle a été fabriquée à la main par lui-même et son équipe.
L'aventure débute alors qu'il n'a que 20 ans. Étudiant à la haute école Robert Schuman de Libramont, où il suit un bachelier en construction et technologie du bois, il finance son projet grâce à des jobs étudiants.
Avec Sam Henry, rencontré lors de sa première année d'études, il lance la construction de leur premier hébergement: "Célestine", installé au bord du lac de Genval.
Pour Nicolas Delens, le concept repose sur une idée simple: "L'objectif de ces logements est d'offrir tout le confort moderne tout en restant au plus près de la nature." Les visiteurs y retrouvent notamment une terrasse, une douche extérieure entourée d'un muret en bûches, des bacs potagers aromatiques, mais aussi un bain îlot, un poêle à bois et une cuisine entièrement équipée.
"Simone", une tiny house avec une histoire particulière
Construire ses propres cabanes permet à Ernesst de préserver une identité forte jusque dans les moindres détails. "Il nous faut trois mois pour construire un nouveau logement", explique Nicolas Delens.
La recherche des terrains représente toutefois un défi pour l'entreprise. "Les terrains appartiennent à des privés et à des professionnels. Ce n'est ni facile ni difficile, c'est surtout compliqué de trouver les bons terrains", précise-t-il.
Avec sa nouvelle tiny house installée à Huldenberg, Ernesst illustre cette volonté de donner une histoire à chaque hébergement. Sa charpente en chêne provient d'une maison en rénovation à Uccle datant de plus de 70 ans. Le bois a ensuite été récupéré, re-scié et retravaillé en collaboration avec la scierie La Source, située à Court-Saint-Étienne. Disponible à la location, "Simone" propose des séjours à partir de 150 euros la nuit en semaine et 190 euros le week-end. Aujourd'hui, Ernesst compte quatre adresses en Belgique: "Célestine", au lac de Genval donc ; "Brigitte", une cabane perchée à Leuven ; le "Paddock", un gîte pouvant accueillir dix personnes avec piscine et sauna à Lubbeek ; et "Simone", à Huldenberg.
L'entreprise ne compte pas s'arrêter là. Nicolas Delens travaille déjà sur une cinquième tiny house, baptisée "Micheline", actuellement en fabrication. Il lui reste toutefois à trouver le terrain qui accueillera ce futur hébergement.
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