Expulsion d’Embolo: la FIFA refuse de faire son mea culpa
Publié29. juillet 2026, 12:56Coupe du monde 2026Expulsion d'Embolo: la FIFA refuse de faire son mea culpaMalgré l'avis contraire de l'IFAB, l'instance mondiale a refusé de reconnaître une erreur et continue de ...
Publié29. juillet 2026, 12:56
Coupe du monde 2026Expulsion d'Embolo: la FIFA refuse de faire son mea culpa
Malgré l'avis contraire de l'IFAB, l'instance mondiale a refusé de reconnaître une erreur et continue de défendre l'expulsion controversée de l'attaquant suisse.

La polémique autour de l'expulsion de Breel Embolo, lors du quart de finale de la Coupe du monde 2026 opposant l'équipe de Suisse à l’Argentine (1-3 ap) est loin d’être terminée. Alors que l'International Football Association Board (IFAB), garant des Lois du jeu, a estimé que le carton rouge infligé à l'attaquant bâlois n’aurait pas dû être prononcé, la FIFA a, elle, refusé de reconnaître la moindre erreur.
Dans un communiqué, l'instance mondiale a affirmé qu’elle ne considérait pas qu'il y ait eu une faute de l'arbitre Joao Pinheiro, ni de l’assistance vidéo. Selon elle, l'intervention de la VAR entrait bien dans le cadre d'une «erreur d'identité», une interprétation que l'IFAB conteste pourtant. L'organisation a rappelé que la VAR pouvait uniquement corriger l'identité d'un joueur sanctionné, et non modifier la nature d'une infraction.
Précédent paraguayen
Pour défendre sa position, la FIFA s'est appuyée sur un précédent survenu durant le tournoi. Lors d'un match entre le Paraguay et les États-Unis, la VAR avait permis de retirer un carton jaune infligé à un défenseur américain pour le transférer à Miguel Almiron, coupable d'une simulation. L'instance a estimé qu'une telle correction évitait qu'un joueur innocent soit exposé à des conséquences disciplinaires, comme une expulsion ou une suspension.
La FIFA a toutefois assuré avoir pris connaissance des remarques formulées par l'IFAB et affirmé que cette interprétation faisait toujours l'objet de discussions dans le cadre de la révision du protocole VAR.
Lundi, Joao Pinheiro est également sorti du silence. Le Portugais a expliqué avoir d'abord voulu sanctionner Leandro Paredes, avant que la VAR ne lui signale qu'il s'agissait d'une simulation de Breel Embolo. Convaincu d'appliquer correctement le règlement, il avait alors adressé un deuxième avertissement au buteur de la Nati, synonyme d'expulsion.

Chris Geiger (cge) est journaliste au sein de la rubrique sports de 20 minutes depuis 2021. Son intérêt se porte principalement sur le hockey sur glace.
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