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Éviction du personnel féminin de la tour Eiffel: le maire de Paris annonce deux enquêtes après une décision “absurde et inique”

Présent ce mardi auprès des syndicats de la société d'exploitation de la tour Eiffel au lendemain de leur mouvement de grève après l'éviction des femmes lors d'une visite d'un groupe religieux hindou ce week-end, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a annoncé deux enquêtes.

Présent ce mardi auprès des syndicats de la société d'exploitation de la tour Eiffel au lendemain de leur mouvement de grève après l'éviction des femmes lors d'une visite d'un groupe religieux hindou ce week-end, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a annoncé deux enquêtes.

Une décision "absurde, inique et inacceptable." Emmanuel Grégoire s'est rendu ce mardi 8 septembre auprès des représentants syndicaux des employés de la société d'exploitation de la tour Eiffel, la Sete.

Il tenait à leur témoigner "sa solidarité" et "son soutien", au lendemain de leur mouvement de grève après l'éviction du personnel féminin pour accomoder un groupe de religieux hindou en visite ce week-end dans la Dame de fer.

Dans une brève déclaration à la presse, le maire de Paris a annoncé que "deux enquêtes" sont désormais diligentées. La première "en interne" par la Sete "par un intervenant extérieur, pour comprendre ce qu'il s'est passé."

Une seconde enquête est menée par la ville de Paris, "pour comprendre la chaîne de décision qui a pu conduire à cette décision, absurde, inique et inacceptable, pour que ça ne se reproduise plus", a ajouté Emmanuel Grégoire.

"On commence à avoir quelques informations mais j'attendrais d'avoir le rapport complet pour tirer tous les enseignements de ce qu'il s'est passé", a-t-il complété.

Un excès de zèle?

Un peu plus tôt dans la journée, Ariel Weil, maire de Paris Centre et président de la Sete, a dévoilé sur BFMTV, des premiers éléments d'explication.

"Il y a des instructions qui ont été données par la délégation. La question [qui se pose], c'est celle de la répercussion. Le management terrain l'a interprété sans doute avec zèle et un tout petit peu d'excès", a-t-il déclaré.

Samedi dernier, une délégation du mouvement spirituel hindou Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS) était présente à Paris à la veille de l'inauguration, le lendemain du premier temple majeur bâti en France par cette organisation, à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne).

La Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE) a reconnu que cette délégation avait demandé une visite qui limite les "interactions avec les femmes" et celles-ci ont, selon le personnel, reçu pour consigne de s'"invisibiliser".

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