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Évasion rocambolesque de la prison de Lyon-Corbas : caché dans un sac à linge, il se retrouve devant la justice

Plus d'un an après son évasion rocambolesque de la prison de Lyon-Corbas, un détenu comparaît ce vendredi devant la justice avec son ancien codétenu et une surveillante pénitentiaire soupçonnés de l'avoir aidé.

Plus d'un an après son évasion rocambolesque de la prison de Lyon-Corbas, un détenu comparaît ce vendredi devant la justice avec son ancien codétenu et une surveillante pénitentiaire soupçonnés de l'avoir aidé.

Un détenu est jugé vendredi à Lyon avec un ex-codétenu et une surveillante pour son évasion dans un sac à linge de la prison de Lyon-Corbas en juillet 2025, un procédé rocambolesque et inédit qui avait éclaboussé l'administration pénitentiaire. Le 11 juillet 2025, du haut de son 1,70 m, il avait passé la porte de cette maison d'arrêt caché dans un gros sac à linge de son codétenu qui avait préparé un tas d'affaires pour sa sortie de prison. C'est seulement le lendemain matin que son absence en cellule avait été constatée.

Après trois jours de cavale, le fugitif avait été interpellé à Sathonay-Camp, dans la banlieue nord-est de Lyon. Retour à la case prison aussi pour son codétenu arrêté lui en gare de Marseille. Une affaire humiliante pour l'administration pénitentiaire qui avait reconnu "une série de dysfonctionnements" "graves" et "inadmissibles" et qui avait déclenché l'ouverture d'une inspection de l'Inspection générale de la justice.

Né à Mayotte et âgé d'une vingtaine d'années, le jeune évadé était en détention provisoire à Lyon-Corbas, suspecté du meurtre en bande organisée d'un trafiquant de drogue dans l'Essonne en janvier 2025. Il était incarcéré dans une cellule avec deux autres détenus dans cette maison d'arrêt qui souffre, comme beaucoup, d'une surpopulation carcérale chronique.

Ce jour-là, il était sous la surveillance d'une agente d'une trentaine d'années. Cette dernière sera aussi jugée vendredi devant le tribunal correctionnel notamment pour aide à l'évasion d'un détenu, soit une qualification moindre par rapport à celle initialement retenue d'évasion en bande organisée.

L'enquête a conclu, selon son avocat, "qu'elle aurait aidé à l'évasion par abstention, en détournant le regard". Elle conteste cette version : "Elle était dépassée par ses tâches", va plaider à l'audience qui débute à 14h son avocat, Me Naguin Zekkouti, interrogé par l'AFP. Dans le cadre de son contrôle judiciaire, elle a été écartée de la fonction publique et a désormais retrouvé un emploi dans le privé.