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Étudiante, puis enseignante et aujourd’hui directrice : Charlotte a Sainte-Marie Mouscron dans le sang !

"Le collège Sainte-Marie est mon école de cœur", sourit Charlotte Deleu, nouvelle directrice de la 3e à la 6e primaire depuis cette rentrée. Si cette Herseautoise de 39 ans l'affirme, c'est parce qu'elle y a ef...

"Le collège Sainte-Marie est mon école de cœur", sourit Charlotte Deleu, nouvelle directrice de la 3e à la 6e primaire depuis cette rentrée. Si cette Herseautoise de 39 ans l'affirme, c'est parce qu'elle y a effectué toutes ses secondaires, "avant de suivre un régendat français/religion à Leuze, puis de devenir professeure de français durant plus de 16 ans ici : y postuler me semblait logique !"

Un court passage par le CAM, cette année

Charlotte a cependant suivi un chemin de traverse au cours de ces derniers mois… "Parce que j'avais envie de me diversifier, j'ai entamé un master en sciences de l'éducation à Louvain-la-Neuve, avec l'option "Gestion d'organisations socio-éducatives". Cela a duré trois ans en horaire différé. Je l'ai terminé en juin 2025 (cursus au cours duquel mon mémoire a porté sur les directions du secondaire).

J'ai finalement quitté l'enseignement sous forme de congé, début janvier 2026, pour devenir cheffe de bureau du service "Famille – Petite Enfance" au sein du centre administratif de Mouscron. Ce poste me plaisait beaucoup, il m'a permis de voir une autre réalité que celle de l'enseignement.

J'ai beaucoup appris et j'ai eu du mal à quitter l'équipe du CAM mais je ne pouvais pas laisser passer cette opportunité au sein du collège Sainte-Marie. Ce recul m'a confirmé que je suis faite pour l'enseignement."

"Maman fut directrice du fondamental, à Herseaux, école où je suis arrivée en 4e primaire. Auparavant, je me souviens d'avoir déjà dit à mon institutrice de 1re primaire que j'allais prendre sa place, un jour, pour l'apprentissage de la lecture!"

Tout s'est très vite enchaîné au cours de cet été : elle remet son badge communal le 31 juillet pour poser son premier carton dans son bureau de directrice ce 17 août ! "Je viens du secondaire. J'ai donc eu une certaine appréhension à l'idée de découvrir le monde de l'enseignement primaire, d'autant que mon prédécesseur, Monsieur Pierre, était très apprécié : ça aussi, cela ajoute de la pression ! Il m'a appuyée à mes côtés du 17 au 21 août, assurant un superbe encadrement, insiste celle qui est issue d'une famille d'enseignants "dont un oncle toujours directeur d'école sur lequel je peux aussi m'appuyer. J'ai constaté que j'avais intégré une équipe très soudée et très dynamique, dont j'ai apprécié la présence dans l'école bien avant la rentrée, afin de la préparer au mieux. Personnellement, j'avais aussi hâte de l'entamer concrètement, après une semaine purement administrative !"

Savoir se préserver

Outre le stress de vouloir être à la hauteur du challenge professionnel, elle découvre effectivement ce qui n'est pas une légende : le flot continu de circulaires émanant du ministère qui ne cesse d'affluer, entre les urgentes et les très urgentes… "C'est une question d'organisation ! "

Les exigences de certains parents, habitués à l'immédiateté et manquant parfois de patience, lui suscitent aussi des craintes. Mais notre interlocutrice sait aussi qu'il faut se préserver dans un monde qui va toujours plus vite. "J'ai déjà deux collègues qui m'ont prévenue de l'importance de veiller à sa santé mentale lorsqu'on devient directrice. J'ai effectivement le stress de réussir à pouvoir dégager du temps pour moi et mes proches, et je sais que je dois donc savoir mettre le holà. Mon truc est notamment de m'envoyer un mail lorsque je songe à quelque chose, pour pouvoir me sortir l'information de la tête et ainsi la traiter au moment opportun. Et puis je sais que je peux aussi compter sur le staff de direction, la secrétaire ou encore les éducateurs : un appel est vite passé."

"Je me sens à ma place"

Dans la balance, c'est surtout du côté de l'enthousiasme que cela penche, conclut-elle : "Je suis encore active dans mon apprentissage. Je suis contente car je considère cette prise de fonction comme un nouveau défi. Je ne veux pas changer les choses trop vite, j'ai d'ailleurs précisé au pouvoir organisateur ainsi qu'à l'équipe éducative que je souhaitais privilégier la continuité".

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