Est de la RDC: Paul Kagame dénonce l’immobilisme et pointe les FDLR
Le président rwandais est longuement revenu, vendredi 17 juillet à Kigali, sur la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), devant les cadres de son parti au pouvoir. Origine du conflit, sanctions américaines, situation à Minembwe... Paul Kagame a balayé plusieurs mois de tensions avec Kinshasa et Washington.
Le président rwandais est longuement revenu, vendredi 17 juillet à Kigali, sur la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), devant les cadres de son parti au pouvoir. Origine du conflit, sanctions américaines, situation à Minembwe... Paul Kagame a balayé plusieurs mois de tensions avec Kinshasa et Washington.
Publié le : 18/07/2026 - 21:12
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Sur l'origine du conflit d'abord, Paul Kagame rejette toute responsabilité rwandaise dans la crise à l'Est de la RDC. Il en attribue la cause à la présence, en RDC, de combattants des FDLR, ce mouvement composé, selon lui, d'anciens auteurs du génocide de 1994, intégrés, depuis des années, dans l'armée congolaise et ses administrations locales. Il affirme avoir personnellement interpellé son homologue congolais Félix Tshisekedi à ce sujet, lors d'une rencontre à Nairobi, sans que Kinshasa n'agisse, selon lui, contre ces réseaux.
Sur les négociations ensuite, le président du Rwanda affirme que Kinshasa aurait, à plusieurs reprises, fait échouer les cycles de discussions à Doha, Washington, Dar es Salaam ou Nairobi, en maintenant son soutien aux FDLR, plutôt qu'en cherchant une issue.
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Sur la position américaine, Paul Kagame affirme que l'objectif initial de Washington – neutraliser à la fois les FDLR et le M23 – aurait été détourné, au profit du seul M23, sous l'influence, dit-il, d'intérêts qu'il ne nomme pas précisément. Sur Minembwe, enfin, le chef d'État dénonce des frappes de drones ayant visé des civils et affirme avoir reçu pour réponse, lorsqu'il a soulevé la question, que cela ne le regardait pas.
Sur tous ces points, le président rwandais s'exprime seul, sans que ses affirmations soient confirmées par une source indépendante à ce stade. Il conclut en refusant tout retrait des mesures rwandaises dans la région tant que la question des FDLR ne sera pas traitée.
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