Essai auto. Chery Tiggo 7 hybride : la marque chinois lance un SUV familial au prix d’une citadine
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Chery Tiggo 7 hybride : la marque chinois lance un SUV familial au prix d’une citadine
Nicolas LAPERRUQUE -
Aujourd’hui à 07:01
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Inconnu chez nous, Chery a déjà une belle expérience dans l’automobile. Lancée en 1997, la société chinoise produit son premier véhicule en 1999. Aujourd’hui le groupe est un géant de l’automobile qui a produit plus de 18 millions de véhicules. Son nouveau défi : s’attaquer au marché français.
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Premier modèle importé en France, le Chery Tiggo 7 hybride est bien décidé à humilier les concurrents européens. Au menu, une version full hybride proposée au tarif serré de 26 990€ et 28 990€ en version haut de gamme.
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Avec ses 4,55 m de long, ses 1,86 de large et sa hauteur de 1,69, le Tiggo 7 boxe dans la catégorie des Peugeot 3008, Dacia Duster et autres Renault Austral ou Citroën C5 Aircross. On est sur un SUV familial, cinq places, affichant un poids assez raisonnable de 1692 kg.
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Nous avons choisi la version animée par un bloc full hybride (Un hybride qui ne se recharge pas) dans la finition haut de gamme, affichée à 28 990€. De quoi donner des sueurs froides aux concurrentes françaises.
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Côté style, c’est franchement réussi. Ce Tiggo 7 tranche avec les concurrentes chinoises souvent insipides. La grande calandre rappelle Audi, les proportions se montrent agréables, personne n’aura honte de rouler dans cette chinoise.
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La marque Chery étant censée être le blason d’entrée de gamme du groupe, on s’attendait à une présentation basique, des finitions bâclées et des matériaux cheap. Malheureusement pour la concurrence, ce n’est pas le cas.
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La présentation est de très bon niveau et n’a rien à envier à la concurrence. L’ensemble fait sérieux et moderne, et bien plus chaleureux que sur toutes ces chinoises simplement dotées d’un grand écran sur une planche anonyme.
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On dispose d’une double dalle horizontale de 12,3 pouces. Côté finition, les matériaux sont moussés en partie haute et sur les panneaux de porte. Aucun matériau ne vient jurer dans cet environnement cossu. Définitivement, cette Chery n’est pas une chinoise au rabais.
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Une impression qui se vérifie aussi au chapitre équipement. On dispose d’un toit ouvrant panoramique ouvrant, de sièges électriques, ventilés et chauffants, d’un volant chauffant, de la climatisation bizone, d’un chargeur par induction ventilé de 50 W, d’un bac de rangement et d’un vaste rangement climatisé lui aussi.
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Une fois au volant, on apprécie la douceur de fonctionnement du système hybride. Chery a clairement privilégié le confort de conduite au caractère moteur. On a globalement l’impression de conduire une électrique, le moteur thermique ne se réveillant que pour faire office de générateur pour alimenter la batterie.
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En l’absence de boîte de vitesses, les à-coups sont inexistants. Sur les voies rapides, le moteur thermique vient aider ponctuellement le système électrique dans la plus grande discrétion. Contrairement à beaucoup d’hybrides, tout ceci se déroule sans sensation désagréable de “moulinage”.
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On dispose d’un moteur quatre cylindres 1.5 essence de 143 ch associé à un moteur électrique de 204 ch. Un moteur qui existe depuis toujours chez Chery, amélioré de générations en générations. Sur la fiche technique, on retrouve une puissance cumulée de 224 ch.
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Dans la vraie vie, vous ne serez pas collé au siège par les accélérations. Mais les relances sont suffisantes pour doubler en sécurité. Et toujours dans un confort acoustique admirable à ce niveau de prix, grâce au double vitrage fourni de série.
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Le Chery Tiggo 7 marque le pas au chapitre comportement routier. Jamais dangereux, il se montre toutefois encore loin des références du segment. En cause, un châssis typé confort aux suspensions trop souples. En conduite dynamique, le poids de l’ensemble se fait sentir.
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Malgré un essai réalisé en conduite dynamique, sur des routes nécessitant de nombreuses relances, notre Tiggo 7 est toujours resté sous les 6 litres au cent. C’est au niveau des meilleurs de la catégorie et ça suffit pour assurer aux 51 litres de réservoir une autonomie de 800 kilomètres.
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Les aides à la conduite sont partout, une vingtaine étant embarquées dans le véhicule et comme toujours chez les chinoises, se montrent vite pénibles. Bonne nouvelle, on peut faire taire les nombreuses alertes via un raccourci sur l’écran. Une manipulation qu’il faudra recommencer à chaque démarrage.
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A l’arrière, on profite d’un empattement de 2,67 m. Deux grands adultes pourront voyager confortablement, grâce à une habitabilité dans le haut du segment.
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Le coffre de 484 litres n’est pas immense, en retrait face aux meilleurs de la catégorie. Il ne dispose pas non plus de double fond. Banquette rabattue, on atteint les 1269 litres.
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Côté prix, même le Dacia Duster s’affiche 3000 euros de plus. Si on intègre l’équipement dans l’équation, l’écart tourne à l’humiliation. Petit bémol, le Tiggo 7 implique 898 € de malus écolo et 930 € pour le malus poids. Pas de quoi entamer son rapport prix/prestations.
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Plus encore que le Jaecoo 7, qui nous avait déjà impressionné par son prix et ses prestations, ce Chery Tiggo 7 ne laisse que peu de suspense. Oui il va cartonner et on va en voir partout. Mais le coup de grâce pourrait venir du Tiggo 4 qui arrive dans quelques semaines, la cerise sur le capot.
Après avoir lancé avec succès Omoda & Jaecoo, le groupe Chery continue de quadriller la France avec sa marque historique éponyme. La promesse est simple : des véhicules simples, essentiels, proposés à des prix imbattables. Mais ce SUV chinois est loin de se montrer basique.