Escroquerie aux faux banquiers et coursiers : huit suspects de Lyon arrêtés à Albi après avoir piégé une dizaine de victimes vulnérables du Tarn-et-Garonne et du Tarn
EXCLUSIF. Un réseau d’escrocs originaire de la région lyonnaise a été démantelé samedi 18 juillet 2026 à Albi, après avoir écumé le Tarn et le Tarn-et-Garonne. En se faisant passer pour des banquiers, puis en envoyant de faux coursiers découper les cartes bancaires de personnes vulnérables à leur domicile, le groupe est soupçonné d’avoir dérobé plusieurs dizaines de milliers d’euros à, au moins, treize victimes. Huit jeunes individus, dont deux mineurs, ont été interpellés par
l'essentiel EXCLUSIF. Un réseau d’escrocs originaire de la région lyonnaise a été démantelé samedi 18 juillet 2026 à Albi, après avoir écumé le Tarn et le Tarn-et-Garonne. En se faisant passer pour des banquiers, puis en envoyant de faux coursiers découper les cartes bancaires de personnes vulnérables à leur domicile, le groupe est soupçonné d’avoir dérobé plusieurs dizaines de milliers d’euros à, au moins, treize victimes. Huit jeunes individus, dont deux mineurs, ont été interpellés par les gendarmes dans un Airbnb du Tarn.
Un coup de fil rassurant, une voix persuasive au bout du fil puis un coursier qui se présente directement sur le pas de la porte pour découper la carte bancaire sous les yeux de sa victime : tout est calculé pour mettre en confiance les personnes les plus fragiles, souvent âgées, avant de vider leurs comptes jusqu’au plafond autorisé.
L'engrenage commence entre le 13 et le 18 juillet 2026. Dans plusieurs communes du Tarn-et-Garonne et du secteur d'Albi (Tarn), les plaintes s'accumulent. Les victimes racontent toutes le même scénario, bien rodé. Un homme les contacte par téléphone en affirmant appartenir à leur établissement bancaire. L'interlocuteur prévient qu'un piratage est en cours et qu'il faut agir immédiatement : un coursier envoyé par la banque va venir récupérer la carte compromise.
La carte bancaire découpée
Quelques instants plus tard, le coursier se présente au domicile. Pour apporter la preuve de sa bonne foi, il découpe la carte bancaire en deux devant la victime, affirmant qu'elle est désormais hors d'usage.
Mais l'opération n'est qu'une mise en scène : le complice repart avec la carte coupée et le code confidentiel à quatre chiffres, préalablement soutiré. Dans l'ombre, l'équipe recolle soigneusement la bande plastique sans endommager la puce électronique. Il ne reste plus qu'à multiplier les retraits au distributeur.
Les 8 suspects interpellés à l'aube dans un Airbnb d'Albi
Face à la multiplication des faits, la brigade de recherches (BR) de Montauban engage une course contre la montre. Les enquêteurs épluchent les images de vidéosurveillance des distributeurs où les sommes sont retirées à la chaîne et à visage découvert.
Sur un cliché, l'immatriculation d'un véhicule apparaît, confirmée rapidement par le témoignage d'un riverain. La trace des suspects mène les gendarmes jusqu'à Albi. Samedi 18 juillet 2026, à l'heure du laitier, une quinzaine de militaires encerclent une grande maison louée sur Airbnb.
Deux mineurs dans le groupe
Le coup de filet permet d'interpeller huit jeunes individus, dont deux mineurs, alors qu'ils s'apprêtent à poursuivre leurs opérations. Lors des perquisitions, les enquêteurs mettent la main sur plusieurs cartes bancaires directement liées aux escroqueries.
Présentés lundi 20 juillet 2026 devant le juge d'instruction du tribunal judiciaire de Montauban, les huit mis en examen sont placés sous contrôle judiciaire. L'information judiciaire ouverte par le parquet vise des faits d'escroquerie en bande organisée.
Le commanditaire toujours pas identifié
Les membres du groupe ont désormais l'obligation de pointer une fois par semaine au commissariat de leur commune de résidence — notamment dans l'un des commissariats de Lyon —, avec interdiction de se rendre dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne et d'entrer en contact entre eux.
L'instruction se poursuit. Des commissions rogatoires sont lancées afin de retrouver d'éventuelles autres victimes qui n'auraient pas encore osé déposer plainte. Les investigations cherchent également à identifier le commanditaire principal de cette machination, toujours en fuite.