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Environnement. Attention aux physalies, ces «fausses méduses» qui s’invitent sur les plages françaises

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Plusieurs plages ont récemment dû être fermées après des signalements de physalies. Leur silhouette colorée peut sembler inoffensive, mais leurs tentacules peuvent libérer un venin particulièrement urticant. Même mortes, elles restent dangereuses.

Le Progrès -

Aujourd’hui à 07:15

Malgré les apparences, ceci n'est pas une méduse mais une physalie. Photo d'illustration Pixabay
Malgré les apparences, ceci n'est pas une méduse mais une physalie. Photo d'illustration Pixabay

Ces petites bêtes sont souvent confondues avec des méduses. Pourtant, les physalies peuvent provoquer des brûlures très douloureuses. Aussi appelées « vessies de mer » ou encore « galères portugaises », elles sont régulièrement observées sur les plages françaises. L’animal ressemble à un petit ballon allongé, translucide, aux reflets roses et bleus. Attention cependant ! Sous ce flotteur aux airs inoffensifs, se cachent des tentacules très urticants de dix mètres en moyenne, mais pouvant atteindre jusqu'à 50 mètres de long.

Durant cette période de vacances d’été, leur présence sur les plages a parfois obligé les secouristes à hisser le drapeau rouge, synonyme d’interdiction de baignade. Le littoral méditerranéen, mais aussi la façade Atlantique, sont touchés par le phénomène. Au Pays basque, quatre plages ont été fermées la semaine dernière à Anglet après le signalement de plusieurs physalies, rapportent nos confrères de Sud-Ouest.

Un danger même sur le sable

Composées de milliers d’organismes, les physalies sont considérées par les biologistes comme des superorganismes. Comme les méduses, elles libèrent un venin dangereux pour les animaux et les humains. Qu’elles soient dans l’eau, à quelques mètres du rivage ou échouées sur la plage depuis plusieurs semaines, le moindre contact avec leurs filaments provoque une violente brûlure, selon les informations du magazine Geo.

Une douleur intense qui laisse des traces : «C’est très douloureux et la cicatrisation va de quinze jours à trois mois», expliquait Lucas Iglesias, référent pédagogique du centre hospitalier de la Côte basque (CHCB), lors d’un congrès récent.

Malaise et perte de connaissance

Dans certains cas, la douleur peut entraîner une perte de contrôle musculaire et provoquer une noyade si elle survient pendant la baignade. Les symptômes peuvent aller d’une simple sensation de brûlure à des réactions plus importantes : accélération du rythme cardiaque, malaise, perte de connaissance, baisse de la pression artérielle, vertiges, douleurs abdominales ou vomissements.

Les physalies vivent généralement dans les eaux chaudes de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale ou de l’ouest de l’océan Pacifique. Mais il arrive que les courants ou les vents les transportent à proximité des côtes européennes. Leur présence a été détectée pour la première fois en France métropolitaine en 2008.

Conclusion : si vous voyez une physalie sur une plage, n'y touchez pas, même si elle semble morte.

Que faire en cas de contact avec une physalie ?

En cas de contact avec l’animal, il faut agir rapidement. Il ne faut pas frotter sa peau directement avec les mains, ni mettre de l’eau douce qui pourrait aggraver les symptômes, informe l'ARS Nouvelle-Aquitaine

La première chose à faire est de sortir de l’eau, puis de retirer les filaments qui continuent de diffuser le venin une fois accrochés à la peau, sans les toucher à mains nues. Une méthode recommandée consiste à appliquer de la mousse à raser puis à gratter délicatement les filaments à l’aide d’un carton rigide, avant de rincer abondamment à l’eau de mer. À défaut, le sable sec peut aussi fonctionner.

Si la douleur persiste au-delà de 30 minutes ou si des symptômes importants apparaissent, il faut consulter un médecin.

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