“Entière, rigolote et franche” : vivant dans la précarité, Sarah, 37 ans, est décédée seule, dans des toilettes publiques en pleine canicule
Les canicules de l'été 2026 ont causé une hausse des décès en France. Parmi les victimes potentielles, Sarah Gleren, 37 ans, est décédée le 25 juin à Angers, où il faisait 40 °C. Un hommage lui sera rendu le 11 septembre par l'association Ginkgo, qui met en lumière les "morts de la rue".
l'essentiel Les canicules de l'été 2026 ont causé une hausse des décès en France. Parmi les victimes potentielles, Sarah Gleren, 37 ans, est décédée le 25 juin à Angers, où il faisait 40 °C. Un hommage lui sera rendu le 11 septembre par l'association Ginkgo, qui met en lumière les "morts de la rue".
Les différentes canicules de l'été 2026 ont provoqué une hausse importante du nombre de décès en France. Rien qu'entre le 17 et le 22 juillet, Santé publique France a estimé le nombre de "décès en excès" à 5 764. Et les personnes les plus précaires ont été particulièrement touchées par ces vagues de chaleur.
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Le Courrier de l'Ouest a consacré un portrait à l'une des potentielles victimes de la canicule : Sarah Gleren, une jeune femme de 37 ans, au parcours marqué par la précarité, la drogue et des problèmes de santé, mais aussi un amour de l'art et des animaux et une présence lumineuse, selon le terme de ses proches.
40 °C à Angers
Sarah Gleren est décédée le 25 juin, une journée où le mercure est grimpé jusqu'à 40 °C à Angers. Son corps a été retrouvé dans les toilettes publiques d'une maison de quartier de la ville, peu après le décès d'un homme sans abri d'une cinquantaine d'années.
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Selon sa mère, la jeune femme ne supportait pas la chaleur, elle était également en proie à des problèmes de santé depuis l'adolescence, d'après le portrait dépeint par nos confrères. Née sous X, Sarah Gleren a souffert très tôt de l'abandon de ses parents biologiques, elle a commencé à fuguer, très jeune, avant d'expérimenter la drogue. Elle a même frôlé la mort avant ses 18 ans, des suites d'une infection du cœur.
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Outre ces démons, Sarah Gleren était "entière, rigolote et franche", selon ses proches, elle consacrait une partie de son temps à la peinture et à ses animaux.
Un hommage lui sera rendu le 11 septembre à Angers, à l'occasion d'une cérémonie organisée par les morts de la rue, par l'association Ginkgo.