Enquête sur un squelette médiéval présentant plus de 160 fractures évoquant celles d’une personne percutée par un train
"La planète des sciences" actionne la machine à remonter le temps et s'intéresse à deux études qui nous plongent dans des époques révolues. L'une porte sur un cold case médiéval, l'autre sur les ambiances sonores des forêts du Jurassique...
"La planète des sciences" actionne la machine à remonter le temps et s'intéresse à deux études qui nous plongent dans des époques révolues. L'une porte sur un cold case médiéval, l'autre sur les ambiances sonores des forêts du Jurassique...
Enquête autour d'un squelette médiéval présentant plus de 160 fractures
En 1997, 9 squelettes datés du début du XIV ème siècle avaient été découverts lors de fouilles sous la chapelle du château de Stirling en Écosse. L’un d’eux avait particulièrement intrigué les chercheurs. Il s’agissait du squelette d’un homme d’une vingtaine d’années présentant plus de 160 fractures allant du crânes jusqu’aux genoux.
Il a fallu enquêter pour comprendre ce qui était arrivé à cet homme. L’aspect des fractures indiquait que les os n’avaient pas été brisés après le décès de l’individu. Les blessures ne correspondaient pas non plus à celles qu’aurait occasionnées une chute du haut d’un rempart ou d'une falaise. Pour résoudre cette énigme, une archéologue nommée Jo Buckberry a eu l’idée de consulter des bases de données médico-légales actuelles. Elle s’est aperçue que les fractures du mystérieux squelette ressemblaient à celles observées chez des accidentés de la route ou des personnes percutées par un train. Qu’est ce qui a pu provoquer un choc aussi violent en plein Moyen Âge ? Un énorme projectile, lancé avec une puissance phénoménale.
Pour comprendre, il faut préciser le contexte historique de l’époque : en 1 304 le roi d’Angleterre Édouard 1er en conflit avec les Écossais, fait le siège du château de Stirling. Pour faire plier l’ennemi, il utilise d’imposants trébuchets, des machines de guerre, cousines de la catapulte, pouvant projeter à des centaines de mètres des rochers de plus de 100 kilos. L’un de ces projectiles a vraisemblablement percuté de plein fouet l’homme dont le corps en miettes a été inhumé sous la chapelle du château. Cet Écossais fauché par la guerre il y a plus de 700 ans est à ce jour la seule victime d’un trébuchet jamais identifiée.
Pour en savoir plus : une communication faite lors de la 25ème Réunion européenne de paléopathologieOuverture dans un nouvel onglet et un article sur le site de ScienceOuverture dans un nouvel onglet
On quitte le Moyen Âge pour un voyage dans le temps plus lointain et plus paisible…
Des chercheurs recréent des chants d'insectes du Jurassique
Les ambiances sonores ne se fossilisent pas, pourtant une équipe internationale de scientifiques est parvenue à reproduire des sons que l'on pouvait entendre il y a 165 millions d’années, dans les forêts préhistoriques.
Les chercheurs ont étudié les fossiles de 9 espèces du Jurassique qui, comme les grillons d’aujourd’hui, frottaient leurs ailes pour produire leurs stridulations (ce que l'on appelle communément leur chant). Des observations très précises de ces fossiles ont permis de reconstituer en détail les structures anatomiques qui constituaient les instruments de musique de ces insectes. Et grâce à des simulations informatiques, les scientifiques ont pu reproduire les sons que ces structures devaient produire.
Certes, ces chants sont moins impressionnants que les rugissements du T Rex dans Jurassic Park mais ils sont moins fantaisistes du point de vue scientifique. Car contrairement aux ailes rigides des insectes, les organes vocaux des dinosaures, faits de tissus mous, n’ont pas laissé de trace fossile permettant de déduire les sons qu’ils pouvaient produire. La machine à remonter le temps des scientifiques a ses limites.
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Pour en savoir plus : l'étude publiée dans PNASOuverture dans un nouvel onglet
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France Inter
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