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Enfant de 8 ans enfermé par son beau-père et sa mère à Nîmes : “Les voisines se font des films”… la maman du garçon livre sa version des faits

Un garçon de 8 ans a été placé le 14 août 2026 à Nîmes après des suspicions de maltraitance. Alors qu’une enquête pénale est ouverte, la mère de l’enfant a pris la parole et dément avoir infligé tout mauvais traitement à son enfant. Elle nie aussi l’avoir maintenu contre son gré dans sa chambre surchauffée, sans eau ni nourriture.

Un garçon de 8 ans a été placé le 14 août 2026 à Nîmes après des suspicions de maltraitance. Alors qu’une enquête pénale est ouverte, la mère de l’enfant a pris la parole et dément avoir infligé tout mauvais traitement à son enfant. Elle nie aussi l’avoir maintenu contre son gré dans sa chambre surchauffée, sans eau ni nourriture.

C’est une affaire qui a bouleversé toute une ville, celle de Léo*, un jeune Nîmois de 8 ans contraint par sa mère et son beau-père de vivre reclus dans une pièce surchauffée depuis le début des vacances scolaires. Plusieurs témoignages de résidents de son immeuble dépeignent le portrait d’un enfant maltraité a minima psychologiquement, nourri en cachette par son voisinage, à Nîmes.

Alors que le garçon a finalement été retiré de son domicile par les forces de l’ordre et placé en foyer dans la soirée du 14 août 2026, sa mère a finalement brisé son silence. Auprès de nos confrères du Parisien, elle nie l’ensemble des accusations qui la visent et livre une version des faits contrastant brutalement avec celles de ses voisins. Retour point par point sur ces déclarations.

Privation de nourriture

Un sac à main rempli de nourriture, qui descend le long de la façade de l’immeuble pour arriver dans une main d’enfant tendue. Ces images, de voisines venant en aide au garçon, ont fait le tour des réseaux sociaux. Auprès de Midi Libre, Morgane Soyer, 30 ans, explique nourrir l’enfant et lui donner à boire depuis plusieurs semaines. Elle décrit son "visage blafard, triste et qui s’amaigrit au fil du temps".

Des accusations dont se défend la mère de famille : "Mon fils n’a jamais été privé de nourriture ni de boissons. Tout est là, dans les placards et dans le frigo à sa disposition. Deux voisines, avec qui je suis en délicatesse, se font des films", assure-t-elle.

Interrogée sur les conditions de vie de l’enfant et, plus précisément, son interdiction de sortir de sa chambre, la mère ne cache pas son agacement : "la séquestration de mon fils ? Mais vous rigolez. Sa chambre ne ferme pas à clé". Que dire, alors, des petits mots de détresse et appel au secours que l’enfant aurait jeté par la fenêtre d’après de nombreux riverains ? "Ce n’est pas possible, puisqu’il peine à lire et à écrire", soutient-elle.

Placement de l’enfant

Dans un communiqué diffusé le dimanche 16 août, la procureure de la République de Nîmes a fait savoir qu’une enquête pénale est désormais ouverte dans ce dossier pour : "soustraction, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant mineur". La procureure indique que cette enquête "permettra de confronter des éléments pour l’instant en partie non fiabilisés"

Comme l’indiquait déjà Midi Libre, la magistrate a confirmé que le garçon faisait l’objet d’une ordonnance de placement en date du 11 août 2026. Elle précise aussi que ce placement avait été demandé "par la mère, en proie à des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l’enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer".

La principale intéressée indique avoir fait cette demande "tant que nous ne trouvons pas une solution" pour le "traitement" du jeune, "qui souffre de TDAH (trouble de l’attention avec hyperactivité)" et "peut avoir des crises de colère (ou) même de violence".

Violences verbales et physiques

Le beau-père, qui aurait fait de l’enfant "un véritable bouc émissaire", est également accusé de violences physiques et verbales par de nombreux témoins. "Un jour, cet homme reprochait à sa compagne son supposé 'laxisme' avec son fils, il lui a suggéré de le laisser faire. Lui indiquant qu’au prochain écart de conduite du petit, il plongerait les mains de l’enfant dans l’eau bouillante", se remémoraient ainsi plusieurs voisines auprès de Midi Libre.

Une autre confiait à ICI Gard Lozère avoir alerté l’école de Léo, début 2025, après qu’il a été victime d’un violent coup à la tête porté par son beau-père.

Entendue ce lundi en audition libre durant cinq heures, la mère a démenti ces accusations. "Si nous étions maltraitants, les assistantes sociales qui nous suivent depuis 2023 s’en seraient aperçues", argue-t-elle.

(*) : prénom d’emprunt.