thejournalofsierraleonestudies.com

Encelade : des simulations pourraient enfin expliquer comment son o…

Les geysers d'Encelade, la lune glacée de Saturne, fascinent car ils pourraient contenir des traces de formes de vie existant dans son océan global. Ils sortent de fractures à son pôle Sud, fr...

Les sondes Voyager et Cassini nous ont fait découvrir des lunes de glace, dont plusieurs contiennent clairement des océans globaux sous des banquises qui le sont tout autant. Il y a Europe autour de Jupiter et Encelade autour de Saturne. Les deux mondes intéressent au plus au point les exobiologistes.

Europe peut apparaître comme la cible la plus prometteuse pour y chercher des traces de vie, mais sa proximité avec Jupiter la place dans une zone où les radiations sont tellement intenses qu'il est exclu, même en durcissant son électronique, de mettre en orbite une sonde autour d'Europe.

Vue d'artiste de la Terre à l'Hadéen, il y a plus de 4 milliards d'années alors que la jeune Lune était bien plus proche de la Terre et que la vie était peut-être déjà là dans les océans. © Dan Durda, Southwest Research Institute

Le site idéal pour enfin comprendre l’origine de la vie et l'exobiologie sans se perdre

L'origine et la place de la vie dans l'Univers sont parmi les questions les plus profondes qu'Homo sapiens se pose depuis des millénaires. Depuis un peu moins d'un siècle, des réponses partielles ont été apportées de façon scientifique dans le cadre d'une nouvelle science : l'exobiologie. Un groupe de chercheurs français dans ce vaste domaine a mis en ligne des cours accessibles sur cette science que renouvelle l'étude des exoplanètes, mais tout de même destinés à un public cultivé.... Lire la suite

Encelade est plus lointaine, mais n'a pas le même problème et surtout elle crache des geysers qui doivent être des échantillons naturels de l'océan sous sa banquise. Ces geysers sont crachés par quatre fissures parallèles traversant son pôle Sud. Chacune mesure environ 500 mètres de profondeur, 2 kilomètres de largeur et 130 kilomètres de longueur. On en parle souvent sous le terme de « griffures de tigre ».


Une présentation d'Encelade et son océan global. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa

Des fractures à l'origine énigmatique

On aimerait bien comprendre l'origine de ces structures et plusieurs hypothèses ont été avancées au cours des années par les planétologues.

Deux sont assez évidentes : faire intervenir des équivalents des mouvements des plaques tectoniques sur Terre en raison d'un intérieur planétaire convectif, ou faire intervenir une contraction d'Encelade produite par son refroidissement en cours depuis sa formation. En effet, ce refroidissement doit faire se contracter sa surface, ce qui doit la conduire à se plisser et à se contracter localement. En fait, c'est l'hypothèse que les géologues avaient formulée jadis pour expliquer la formation des montagnes sur Terre.

Un montage de différentes images prises par la sonde Galileo. On voit à gauche Jupiter et sa tache rouge et de haut en bas Io, Europe, Ganymède et Callisto. © N.A.S.A-JPL

En route vers les planètes ardentes avec André Brahic

L’astrophysicien André Brahic, découvreur des anneaux de Neptune et membre de l'équipe d'imagerie de la mission Cassini explorant actuellement Saturne et ses lunes, vient de publier un nouveau livre chez Odile Jacob. Intitulé De feu et de glace, planètes ardentes, l’ouvrage est une invitation au voyage dans le monde des planètes géantes. Voici quelques aperçus de son contenu, en deux parties.... Lire la suite

L'hypothèse a bien sûr été réfutée depuis longtemps, mais quid quand on l'applique à d'autres mondes dans le Système solaire ?

Une équipe de chercheurs vient de proposer une nouvelle hypothèse basée sur des simulations numériques, comme on peut le voir dans un article en accès libre publié dans AGU Advances.

Les lunes « bergères » de l'anneau F, Prométhée et Pandore, sont montrées avec Epiméthée au premier plan de cette image des anneaux de Saturne. Prométhée (86 km) peut être vue en orbite à l'intérieur de l'anneau F mince. Pandore (81 kilomètres de diamètre) orbite en dehors de l'anneau F, à gauche de Prométhée. Epiméthée (113 kilomètres) orbite au-delà de l'anneau F près du bas de l'image. © Nasa-JPL

À bord de Cassini autour de Saturne avec André Brahic

Après l'immense succès de la longue mission Cassini-Huygens, il est juste de rendre hommage à André Brahic, l'un de ses ardents défenseurs et qui a travaillé pour l'équipe d'imagerie. En 2011, Futura l'avait interrogé sur ce thème et ses réponses, six ans plus tard, sont toujours instructives.... Lire la suite

Le scénario envisagé est le suivant. On commence par tenir compte du fait qu'en raison des forces de gravité qu'Encelade subit sur son orbite, sa coquille de glace effectue des mouvements oscillants de rotation autour du noyau solide de la lune de Saturne. La banquise frottant sur la surface de l'océan, cela génère des ondes qui vont se propager vers la surface de ce noyau.

Ces ondes vont s'y réfléchir et remonter vers la surface. Au final se produit - toujours selon les simulations - l'équivalent de vagues se brisant sur les parois rocheuses d'un rivage et qui, selon une structure donnée, vont former sur Encelade les « griffures de tigre » parallèles. En effet, les simulations prédisent des espaces d'environ 35 kilomètres entre ces rayures, exactement ce qu'a observé Cassini !