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En visite à Chypre, António Guterres rencontre les dirigeants grec et turc

Par Akis Tatsis & Vincent Reynier avec AFP, AP, ΚΥΠΕ, riknews.com.cy Publié le 28/07/2026 - 18:35 UTC+2 Le secrétaire général de l'ON...

Par Akis Tatsis & Vincent Reynier avec AFP, AP, ΚΥΠΕ, riknews.com.cy

Publié le 28/07/2026 - 18:35 UTC+2

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a réaffirmé son engagement à poursuivre tous les efforts visant à la reprise des pourparlers sur la question chypriote, à l’issue des entretiens séparés qu’il a eus à Nicosie avec le président de la République de Chypre, Nikos Christodoulides, et le dirigeant chypriote turc, Tufan Erhürman.

Dans une brève déclaration faite mardi à la sortie du palais présidentiel à Nicosie, le secrétaire général des Nations unies a indiqué qu’il ferait "tout ce qui est en [son] pouvoir" pour soutenir cette initiative.

Selon le secrétaire général de l'ONU, cette visite est un signe de son engagement en faveur des efforts diplomatiques, 52 ans après l'invasion turque qui a divisé le territoire de l'île.

António Guterres a en outre appelé les puissances garantes à "jouer leur rôle" pour faire avancer les pourparlers. Les puissances garantes sont la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni, en vertu des accords qui ont institué la République de Chypre en 1960.

Les négociations au point mort

La dernière tentative majeure pour parvenir à un règlement global de la question chypriote a échoué en 2017.

Pour António Guterres, il est désormais plus important que jamais de faire avancer ce sujet, dans un contexte d’instabilité régionale et de bouleversements géopolitiques plus larges.

Dans le même sens, Nikos Christodoulides affirme que Chypre et l’ensemble de la région ont besoin d'une avancée majeure et il appelle le Secrétaire général de l'ONU à maintenir son soutien politique. Nicosie exhorte par ailleurs Ankara à respecter les engagements existants.

"Il est clair que nous devons tous nous conformer au droit international. Je fais spécifiquement référence à la Turquie", a déclaré le porte-parole du gouvernement chypriote, Konstantinos Letympiotis.

"Nous devons respecter le cadre défini dans les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU : une fédération bizonale et bicommunautaire garantissant l’égalité politique, comme il a été convenu, conformément aux principes, aux valeurs et au droit de l’Union européenne et avec un règlement garantissant les libertés fondamentales de l’UE".

De son côté, le gouvernement chypriote turc appelle à une approche "nouvelle et réaliste".