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« En tant qu’amateur, c’est difficile de faire mieux » : Stéphanie Isoart, cette cavalière de l’arrière-pays niçois, savoure son titre de vice-championne de France avec peu de moyens

Stéphanie Isoart, cavalière de l’arrière-pays niçois, s’est adjugé le titre de vice-championne de France en concours de saut d’obstacles le mois dernier au Mans. Pourtant, l’équitation est un sport très coûteux, et cette femme de 32 ans ne disposait que de peu de moyens. Récit.

C’est bien connu, l’équitation est une discipline terriblement onéreuse, d’autant plus lorsqu’on la pratique régulièrement en compétition. Un constat se dresse alors souvent inéluctablement : à moins d’être fils ou fille de cavalier, il peut s’avérer difficile de progresser et d’aspirer à gagner des titres.

C’est pourtant ce qu’a réalisé le mois dernier (17, 18 et 19 juillet) Stéphanie Isoart lors des championnats de France de CSO (concours de saut d’obstacles) au Mans, et ce, sans les moyens financiers d’une partie de ses concurrentes.

« J’ai affronté des cavaliers qui montaient des chevaux déjà dressés et habitués à des épreuves d’un niveau supérieur au mien. Ce sont des chevaux qui peuvent valoir 150 000 ou 200 000 euros. De mon côté, j’ai acheté mon cheval pour 5 000 euros et c’est moi qui l’ai formé et fait progresser », nous éclaire déjà cette cavalière issue de Peillon, dans l’arrière-pays niçois.

Sophia Aurélia George ce jeudi à Monaco.

En dépit de cela, Stéphanie Isoart a quand même réussi la prouesse de s’adjuger le titre de vice-championne de France (amateur) : « Je trouve ça magnifique. J’en parlais encore avec mon coach, qui m’a beaucoup aidée aux Écuries du Centre Équestre des Preisses. Il me disait : « Tu n’as rien enlevé à personne, tu en es là aujourd’hui grâce à toi », partage-t-elle.

Stéphanie Isoart a débuté l’équitation à l’âge de 5 ans.
Stéphanie Isoart a débuté l’équitation à l’âge de 5 ans.
DR

Il est assez aisé de s’imaginer les raisons de sa réussite sportive : une préparation assidue, une belle complicité avec sa jument, « une fusion » même, selon ses termes... Mais il est plus difficile de se représenter les barrières financières qu’a dû briser cette femme de 32 ans.

Les barrières financières ne sont pas une fatalité pour Stéphanie Isoart

Essence, péage, logement, frais de participation, alimentation du cheval, vétérinaire... La liste est tellement longue qu’un plein article pourrait y être consacré. Il a donc fallu, pour Stéphanie Isoart, trouver des stratagèmes pour y pallier. Elle a évidemment dû travailler – technicienne de prestations à la Caisse primaire d’assurance maladie – pour obtenir des revenus supplémentaires, mais a aussi bénéficié d’une aide de 1 000 euros de la mairie de Blausasc, spécifiquement pour les championnats de France.

Pour Stéphanie Isoart, un objectif désormais : engranger une dynamique vertueuse grâce à cette victoire et, pourquoi pas, participer aux meilleurs concours de France. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.