En Inde, la contestation monte après la découverte de la suppressions massives de noms des listes électorales
Des manifestations ont éclaté vendredi 25 septembre dans plusieurs villes indiennes après la découverte de la suppression de millions de noms sur les listes électorales. L’opposition accuse la Commission électorale de favoriser le pouvoir et réclame la démission de son président, Gyanesh Kumar.
Des manifestations ont éclaté vendredi 25 septembre dans plusieurs villes indiennes après la découverte de la suppression de millions de noms sur les listes électorales. L’opposition accuse la Commission électorale de favoriser le pouvoir et réclame la démission de son président, Gyanesh Kumar.
Publié le : 26/09/2026 - 07:20
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De notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally
À New Delhi, les étudiants sont en première ligne des manifestations qui font suite aux révélations de suppressions massives de noms sur les listes électorales . À 25 ans, Neha Bora, présidente nationale de l’AISA, le principal syndicat étudiant de gauche en Inde, mène le rassemblement. « Ce donnant-donnant ne marchera pas. Nous sommes dans la rue et nous y resterons chaque jour, jusqu’à ce que notre droit de vote soit garanti. Il n’y a pas d’autre option », affirme-t-elle.
Dans tout le pays, la contestation monte. Au cœur de la crise, la Commission électorale est accusée par l’opposition d'être à l'origine de ces suppressions massives, afin de favoriser le BJP, le parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi. Cette controverse arrive après plusieurs années de critiques de l'opposition et des minorités, qui affirment que ces radiations les ciblent délibérément.
L’opposition exige la démission du président de la Commission électorale, Gyanesh Kumar. Parmi les manifestants figure également Anjali Bhardwaj, cofondatrice de l’ONG Satark Nagrik Sangathan et figure du mouvement pour le droit à l’information en Inde. Elle met directement en cause le chef de la Commission électorale : « Tout cela s’est produit sous la direction du chef de la Commission électorale, Gyanesh Kumar. Il doit rendre des comptes. Il n’a plus aucune autorité morale pour rester en poste. »
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Le Parti des Cafards est également présent dans les manifestations. Ce mouvement satirique, créé sur les réseaux sociaux, est devenu très important chez les jeunes. Il affirme avoir obtenu la démission du ministre de l’Éducation en juillet dernier. Le mouvement donne désormais 48 heures au chef de la Commission électorale pour quitter son poste. L’ultimatum expire ce samedi après-midi.