En congé, malades… mais toujours connectés: pourquoi ces salariés n’arrivent pas à décrocher pendant les vacances
Les vacances sont censées permettre de souffler, de laisser les dossiers au bureau et d'activer le mode silencieux.Pourtant, pour une majorité de salariés européens, la coupure reste toute relative. Selon une e...
Les vacances sont censées permettre de souffler, de laisser les dossiers au bureau et d'activer le mode silencieux.
Pourtant, pour une majorité de salariés européens, la coupure reste toute relative. Selon une enquête menée par monCVparfait auprès de 1.000 professionnels, 63 % consultent leurs e-mails ou effectuent des tâches liées à leur travail pendant leurs congés annuels.
Les Belges adeptes du télétravail les pieds dans l'eauDans le détail, 47 % se disent "majoritairement déconnectés", tout en consultant occasionnellement leurs e-mails. Pour 14 %, les messages professionnels sont consultés régulièrement et 2 % continuent même à travailler ou à répondre à des appels professionnels.
Être constamment disponible pour le travail ne se résume pas à un seul comportement
Le travail continue ...
"Être constamment disponible pour le travail ne se résume pas à un seul comportement. C'est le résultat d'une accumulation de petites décisions qui conduisent à rester connecté", analyse Jasmine Escalera, experte carrière chez monCVparfait. La connexion permanente dépasse largement les vacances.
En dehors de leurs horaires habituels, 88 % des salariés interrogés consultent leurs e-mails, répondent à des messages ou effectuent des tâches professionnelles au moins occasionnellement.
De nombreux Belges vont adopter la même habitude pour partir en vacances : "C'est formellement déconseillé"... mais le corps dit stop
Pour 58 %, cela arrive plusieurs fois par semaine ou davantage. Et le travail continue parfois… même quand le corps dit stop. 85 % des personnes interrogées affirment avoir déjà travaillé alors qu'elles se sentaient malades, plutôt que de prendre un arrêt. Pour 30 %, cela arrive fréquemment.
La frontière entre vie professionnelle et vie privée devient aussi mentale : 78 % déclarent avoir au moins parfois du mal à se déconnecter du travail pendant leur temps libre. Plus d'un salarié sur deux (53 %) ressent au moins parfois de la culpabilité ou de l'anxiété lorsqu'il demande à prendre des congés.
Un bon salaire, unique priorité des travailleurs ? Ce nouveau critère est devenu majeur pour choisir son employeur, "aujourd'hui une vision dépassée"Les principaux obstacles sont le manque de remplaçants (30 %), les attentes de la direction (28 %) et une charge de travail excessive (27 %). Les outils numériques entretiennent également cette disponibilité permanente. Le paradoxe est que 87 % des salariés estiment que leur entreprise respecte leur droit à la déconnexion. Mais les règles ne suffisent pas toujours à changer les habitudes. Tant que les charges restent élevées et que les salariés craignent de laisser un dossier en suspens, les vacances risquent de rester une pause… avec le travail toujours en arrière-plan.
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