En Charente, un instituteur mis en cause pour un viol et des agressions sexuelles sur cinq enfants
Un instituteur soupçonné d'agressions sexuelles et d'un viol sur des jeunes enfants en Charente est présenté ce mercredi à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen.

Balance de la justice (ILLUSTRATION) - LOIC VENANCE
Un instituteur soupçonné d'agressions sexuelles et d'un viol sur des jeunes enfants en Charente est présenté ce mercredi à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen.
Un enseignant de 60 ans est soupçonné d'agressions sexuelles et d'un viol commis sur de très jeunes élèves d'une école maternelle à Soyaux (Charente), a-t-on appris mercredi 14 octobre auprès du parquet d'Angoulême.
Présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen mercredi, l'homme, déjà placé en garde à vue durant l'été pour avoir photographié une enfant dans un autre établissement, est soupçonné d'agressions sexuelles sur cinq fillettes, et de viol pour l'une d'elles.
L'alerte est venue dimanche des parents de trois filles âgées de trois ans et scolarisées en petite section, qui "venaient de leur révéler que leur enseignant leur imposait des baisers sur la bouche", précise le parquet dans un communiqué, confirmant une information du journal Charente Libre.
Un instituteur remplaçant
Cet instituteur titulaire remplaçant, qui conteste l'ensemble des faits reprochés, exerçait dans cette école de Soyaux depuis la rentrée de septembre. Les trois fillettes, entendues par les enquêteurs, ont désigné deux autres camarades "qui auraient subi les mêmes agissements".
L'une des victimes "a également fait état de gestes au niveau de son sexe", que "les constatations médico-légales n'ont pas exclus", précise le procureur Benoît Bernard. Il a requis le placement en détention provisoire de l'instituteur.
Ce dernier avait été placé en garde à vue, le 28 juillet, après avoir photographié une élève de grande section durant la sieste lors d'un remplacement d'une journée dans une autre école maternelle. Le sexagénaire avait reconnu avoir pris ces clichés, dénués de tout caractère sexuel, et l'Inspection académique lui avait alors rappelé ses obligations professionnelles, indique le communiqué du parquet.
Ces faits, qualifiés d'"atteinte à la vie privée par fixation d'image", ont été joints à la procédure actuelle.
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