En attendant Elye Wahi, l’OGC Nice doit se contenter d’un point face à Lorient
Sans public et sans buteur, les Aiglons version Pantaloni n’ont su faire mieux qu’un nul 0-0 samedi soir pour leur entrée en lice en Ligue 1 contre une équipe de Lorient qui a eu les meilleures occasions.
La journée avait commencé de la meilleure des manières pour les supporters niçois avec les informations autour du retour imminent d’Elye Wahi. Elle s’est achevée par un score nul et vierge entre deux équipes incomplètes et encore en rodage.
Entre le silence de l’Allianz Riviera sans public et le rythme mis sur le terrain, le match de samedi soir a, comme c’est souvent le cas, davantage ressemblé à une sixième rencontre de préparation qu’à une première journée de L1.
Ce n’est donc pas franchement une surprise si les Aiglons ont enchaîné un troisième 0-0 consécutif oubliable, mais celui-là leur permet au moins de débloquer leur compteur de points. A défaut de ne pas avoir pu gagner, le nouveau Gym version Pantaloni a au moins su ne pas perdre car il y a toujours eu de la solidarité, une tête ou un pied niçois pour contrarier les tentatives adverses, quand ce n’est pas son ex Gabin Bernardeau qui lui a rendu le service de ne pas concrétiser.
Dans l’ensemble, Nice, cohérent collectivement, peut se satisfaire d’avoir eu le ballon et la maîtrise mais au final, ce sont les Lorientais, dans un bloc bas difficile à bouger, qui ont eu les plus grosses occasions. En transition le plus souvent, mais aussi en profitant des grossières erreurs de relance niçoises lors d’un gros moment de flottement en milieu de première mi-temps. Cela avait déjà été le cas à Hull et ce sera l’un des défauts à gommer d’une équipe, on le rappelle, très jeune et amoindrie hier, en attendant les retours.
Un cinquième clean sheet en six matchs
S’il est rarement opportun de tirer des enseignements d’un premier match de championnat, on ne trahira aucun secret en écrivant que la vie des Aiglons sera bien plus simple avec un attaquant (ou deux) capable de bonifier l’activité de Hein ou les centres de Clauss.
Cela tombe bien, c’est exactement ce que la direction niçoise va apporter à Olivier Pantaloni dans les prochains jours. Avec Wahi, le Gym aura forcément un autre visage. Samedi soir, il a manqué de tranchant dans les 30 derniers mètres pour exploiter ses récupérations hautes, mais aussi d’audace, d’idées et de vitesse dans la construction de ses actions.
Et quand il y a eu la place d’aller au bout, Diop ou Ngoumou, entré en fin de match, n’ont pas su finir. Dans un milieu orphelin de l’expérimenté Laurent Abergel, en attendant Axel Witsel, Djibril Coulibaly et Everton Pereira, 13 capes en pro à eux d’eux et 18 ans de moyenne d’âge, ont été un peu trop neutres dans leur jeu vers l’avant.
Au rayon des satisfactions en revanche, on citera forcément ce cinquième clean-sheet en six sorties et la prestation très solide de Junior Mandza, bien parti pour être la révélation de la saison du haut de ses 17 ans et de sa découverte ultra-rapide du monde « des grands ».
Le défi sera un peu plus compliqué la semaine prochaine chez le Paris FC mais Nice y verra aussi un peu plus clair sans doute alors que les dix derniers jours du mercato devraient surtout servir à dégraisser (Moffi, Cho, Boudaoui, Abdul Samed, Mendy ou Oppong…).
Et peut-être profiter d’une opportunité de marché ?