thejournalofsierraleonestudies.com

Emmanuel Macron : en pleine visite en Espagne, le traité d’amitié entre Paris et Madrid rejeté par le Sénat espagnol… Pedro Sánchez s’excuse auprès du président français

En pleine visite d'État d'Emmanuel Macron à Madrid, le Sénat espagnol a rejeté la ratification du traité d'amitié franco-espagnol, provoquant les excuses publiques de Pedro Sánchez. Tandis que le chef du gouvernement espagnol déplore l'attitude de l'opposition de droite, le président français a quant à lui qualifié cet échec de simple "contretemps".

l'essentiel En pleine visite d'État d'Emmanuel Macron à Madrid, le Sénat espagnol a rejeté la ratification du traité d'amitié franco-espagnol, provoquant les excuses publiques de Pedro Sánchez. Tandis que le chef du gouvernement espagnol déplore l'attitude de l'opposition de droite, le président français a quant à lui qualifié cet échec de simple "contretemps".

"Je ne peux que m'excuser pour ce vote". Ce mercredi 30 septembre, Pedro Sánchez – Premier ministre espagnol – s'est confondu en excuses auprès d'Emmanuel Macron. La raison ? Le refus survenu la veille par le Sénat espagnol de ratifier le traité d'amitié franco-espagnol... alors même que le président français est en visite, à Madrid. "Il ne s'agit pas d'un traité d'amitié entre le gouvernement espagnol et le gouvernement français. C'est un traité d'amitié entre deux pays qui se sentent frères et qui partagent un avenir commun au niveau européen", a commenté le Premier ministre espagnol.

Emmanuel Macron est arrivé ce mardi à Madrid pour une visite d’État de deux jours en Espagne. Le président de la République et son épouse Brigitte Macron sont arrivés avec une heure de retard en Rolls-Royce. pic.twitter.com/9KRNmU4bE6

— Le Figaro (@Le_Figaro) September 29, 2026

Ce camouflet politique est intervenu au pire moment. Le vote du Sénat s'est en effet déroulé au moment même où commençait, au palais royal à quelques centaines de mètres de là, un dîner de gala réunissant Emmanuel Macron, le roi Felipe VI et la reine Letizia. Dans le détail, 142 sénateurs de la droite (Parti populaire) et de l'extrême droite (Vox) ont voté contre le texte, tandis que 106 voix pour ont été décomptées, portées notamment par les élus du Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sánchez.

"Plus un contretemps qu'un drame"

Initialement paraphé à Barcelone en janvier 2023 par les deux dirigeants, le texte avait pourtant déjà été validé par le Congrès des députés à Madrid, ainsi que par l'Assemblée nationale et le Sénat français. Mais le Parti populaire, qui dispose de la majorité absolue au Sénat espagnol, a fait bloc contre une disposition précise : un article prévoyant qu'un membre du gouvernement de l'un des deux pays soit invité au Conseil des ministres de l'autre au moins une fois tous les trois mois.

À lire aussi : Emmanuel Macron reçoit Javier Milei, le président de l'Argentine : des divergences idéologiques aux intérêts stratégiques

Face à ce blocage, le chef du gouvernement espagnol n'a pas masqué sa colère, qualifiant la position de l'opposition de "déplorable". Pourtant, la justice espagnole avait balayé les doutes juridiques peu de saisies, estimant le 23 septembre – à la veille de l'arrivée d'Emmanuel Macron – que le traité était parfaitement constitutionnel, dans la mesure où ces invitations devaient se tenir en marge des Conseils des ministres, lors de réunions distinctes.

À lire aussi : Record d'impopularité pour Emmanuel Macron : 82 % des Français pensent qu’il n’est pas un bon Président

De son côté, le président français a cherché à apaiser la polémique, voyant dans cet échec "plus un contretemps qu'un drame". "Je ne peux que déplorer le vote d'hier tout en le respectant", a déclaré Emmanuel Macron aux côtés de son homologue, qualifiant le texte de "bon" en l'état. Pour rappel, la France dispose de quatre traités d'amitié de ce type en Europe (avec l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et l'Espagne), tandis que Madrid n'en compte que deux comparables, signés avec ses voisins le Portugal et le Maroc.